STI
qu’il est atteint de pachyméningite. Si le choc peut
déterminer la rupture de vaisseaux sains, il a à plus
forte raison une action effective quand il s’agit d’or-
ganes néoplasiques ou dégénérés. Il n’a fait que
déterminer la rupture prématurée de vaisseaux déjà prédisposés.
Nous avons déjà parlé du rôle joué par un certain nombre de maladies aiguës telles que : l’érysipèle, le purpura, etc.
En somme, les altérations qui déterminent Îles ruptures vasculaires primitives sont dues à l’alcoolisme, à la syphilis, à l’arthritisme, aux affections cardiaques et rénales. La production de la pachyméningite est le fait du rhumatisme, de la syphiis, de l'alcoolisme, de plusieurs maladies aiguës et d’un certain nombre de causes banales telles que Ja sénilité, le froid, le chagrin, les émotions vives, etc.
CHAPIPRE. V
Symptômes
Nous avons vu combien ont été vives les discussions relatives à l'anatomie pathologique et à la pathogénie des hémorrhagies méningées. Grâce à elles, la question est maintenant tranchée d’une manière satisfaisante. Mais il n’en est pas de même en ce qui concerne l’histoire clinique encore entourée de nombreuses obscurités. C’est que si les difficultés ont été grandes à l’amphithéâtre pour reconnaître le mode de production des méningorrhagies et les lésions qu'elles déterminent, elles sont plus grandes encore au lit du malade quand il s'agit de déceler leur présence.
Rarement isolées, elles ne sont souvent qu'un épiphénomène dans le cours d’une autre affection, tantôt causale, tantôt seulement concomittante, dont il faut exclure les signes particuliers. De plus, comme nous l’avons vu, elles s’observent le plus souvent
230 — ; chez des enfants, des adultes alcooliques et traumatisés ou des vieillards, incapables de rendre compte de leurs souffrances. Enfin, le tableau clinique qu’elles présentent, si différent suivant les cas, est encore variable chez un même individu suivant le moment où on l’observe.
Ce sont ces raisons qui, pendant longtemps, ont amené les auteurs à douter de la possibilité du diagnostic. « Danslimpossibilité où nous sommes, disent MM. Barthez et Rilliet dans leur traité des maladies des enfants, de rien dire de général sur les symptômes de l’hémorrhagie arachnoïdienne aiguë, nous nous contenterons ici de donner l’analyse des observations des enfants chez lesquels nous avons noté quelques phénomènes morbides ». De son côté, Calmeil, qui a surtout en vue les aliénés, s'exprime de la facon suivante : « La présence des dépôts de nature fibrineuse, des collections de sang, de sérosité purulente, qui se forment assez souvent dans les cavités de l’arachnoïde cérébrale, pendant les recrudescences inflammatoires de la péri-encéphalite chronique diffuse (paralysie générale), ne peut jamais être diagnostiquée avec une pleine certitude pendant la vie des individus qui les portent ».
Cela n'a pas empêché les cliniciens modernes de s'appliquer à vaincre cet obstacle considéré comme insurmontable. Le succès n’a guère couronné leurs efforts ; mais de la difliculté, on ne peut conclure à l'impossibilité. S'il est des cas où la multiplicité des lésions et des symptômes, n’a pour résultat que de compliquer les recherches et d’égarer le diagnostic,