‹ Contribution à l'étude des hernies diaphragmatiquesChapitre 10 sur 94 · RAPPEL. EMBRYOLOGIQUE · texte numérisé non relu

RAPPEL. EMBRYOLOGIQUE

SEPTUM RANSVERSUM

EpAUCHE PARIETALE

MESsocASTRE PosTERIEUR

Les bourgeons primitifs du diaphragme d’après BROMAN, | RIVES et BAKER.

Le diaphragme dérive de trois bourgeons primitifs :

— lun antérieur : le septum transversum,

— deux postéro-latéraux : les membranes pleuro-péritonéales ou piliers de Uskow.

Sa formation est complétée par des éléments cellulaires provenant en arrière du mœsogastre postérieur et latéralement des parois latérales du thorax.

Progressivement, ces diverses formations se juxtaposent et se réunissent, laissant persister seulement entre elles trois orifices : pour l’aorte, l’œsophage et la veine cave inférieure.

Chacun de ces bourgeons primitifs peut être le siège d’un vice de développement, et leur croissance s’arrêter à des époques variées de la vie embryonnaire ou fœtale.

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Le résultat de cette finition embryologique imparfaite est l’apparition d’une déhiscence musculaire plus ou moins importante, point de départ des hernies diaphragmatiques.

Celles-ci correspondent soit à l’agénésie plus ou moins complète d’un bourgeon primitif, soit à une jonction insuffisante de ces divers bourgeons entre eux, au niveau d’un orifice naturel du diaphragme.

Dans la première catégorie de ces malformations, on peut ranger : l’absence d’un hémi-diaphragme, tel qu’on le rencontre chez le nourrisson, résultant du développement insuffisant d’un bourgeon dorsal. Dans le même ordre de phénomènes, on peut classer les hernies de Boschdaleck ayant pour origine le développement incomplet d’un pilier de Uskow. En effet, normalement, la saillie de la colonne vertébrale détermine sur ses faces latérales deux gouttières qui, au début de la vie embryonnaire, unissent thorax et abdomen, ce sont les foramens de Boschdaleck. Leur oblitération est le fruit de la croissance des membranes pleuro-péritonéales ou piliers de Uskow. Que celle-ci se fasse de façon insuffisante, le foramen reste ouvert, une hernie de Boschdalek peut alors se constituer.

Dans le deuxième groupe de ces déficiences embryoloegiques düûes à une jonction imparfaite de divers bourgeons primitifs entre eux, se placent : les hernies « orificielles », principalement les hernies de la fente de Larrey et les hernies du hiatus œsophagien. On sait le rôle important de l’âge, des pressions intra-abdominales, des traumatismes, facteurs susceptibles d'accroître graduellement un orifice déjà trop vaste à la naissance. On saisira alors un fait important sur lequel insiste notre Maître le Professeur SANTY : pourquoi dans un grand nombre de hernies du hiatus œsophagien, n’y a-t-il pas d’agénésie musculaire ou des piliers; ceux-ci demeurant parfaitement utilisables pour combler une faiblesse seulement de « rencontre ». ’

Avant de terminer ce bref rappel, il convient de mentionner que, parmi les hernies congénitales, il est classique de distinguer les hernies embryonnaires et les hernies fœtales. Les premières pénètrent dans la cavité thoracique dépourvues d’un sac péritonéal, alors que les secondes en possèdent un. Au stade embryonnaire, s’il existe pour l’une des raisons déjà énumérées

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vne solution de continuité diaphragmatique, ni péritoine, ni plèvre ne recouvrent cet orifice et un organe abdominal peut ascensionner dans Ic thorax librement sans être recouvert d’aucun sac péritonéal ou pleural!

Que survienne, au contraire, une hernie au stade fœtal, à cette période le diaphragme est tapissé de part et d’autre par la plèvre et le péritoine et tout organe pénétrant de l’abdomen dans le thorax refoulera ces deux séreuses qui le sépareront des organes intra-thoraciques.

Nous tenons à mentionner encore, d’après la statistique qui sera rapportée dans cette thèse, la rareté des hernies embryonnaires et la fréquence des hernies fœtales.

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