‹ Contribution à l'étude des hernies diaphragmatiquesChapitre 63 sur 94 · Premier lever · texte numérisé non relu

Premier lever

15-10-52 : Malaise assez brutal, angoisse, barre péritonéale, cyanose assez marquée, mais pouls lent bien frappé. On a l'impression qu’il s’agit d’une embolié pulmonaire. Héparine (fibrage 8,30, type Prottet SO TADUC Héparine, 2 jours.

EN

16-10-52 : Electro. (Dr. CAMEN) montrerait souffrance du cœur d, et serait en faveur de l’embolie.

20-10-52 : Les malaises se dissipent peu à peu (Héparine et Pendione).

4-11-52 : La malade est parfaitement remise et quitte la clinique.

M. G.., 65 ans.

Très bien portant jusqu'à 64 ans.

En Juillet 1952 : douleurs thoraciques gauches assez vives cédant au repos, mais essoufflement au moindre effort. Il consulte alors un cardiologue qui sur les examens cliniques et électro-cardiographiques élimine l’infarctus du myocarde.

Pendant un séjour hospitalier, il présente une phlébite du membre inférieur gauche; il reste alors immobilisé trois semaines en Novembre 52 et après un traitement de 10 jours d’héparine intra-veineux suivi de 10 jours de troméxane guérit sans séquelles.

Décembre 52 : malade toujours essouflé et frappe par sa pâleur.

On lui trouve alors : 3.200.000 G. R.

Janvier 53 : ayant consulté le Dr BRET, celui-ci découvre à la radio une hernie du hiatus œsophagien.

Le Pr, SANTY pose une indication opératoire mais préfère différer celle-ci en raison de: l’anémie et de cet état dyspnéique dont on ne sait encore s’il est imputable à l’anémie. Le malade entre alors à la clinique, le 4 février 53. On pratique une transfusion et il est montré au Dr FAVRE- GiLLY, qui découvre alors une anémie microcytaire très hÿpochrome sans achylie gastrique. Weber positif signant la nat:re vraisemblablement post-hémorragique de cette anémie.

Sur ces données hématologiques est pratiqué un traitement martial à haute dose.

Du 5 février au 5 mars, le malade reçoit : 10 injections intra-veineuses de cacodylate de fer (1 centg. par inj.) et par la bouche une dose quotidienne de 5 gr. 40 de fer pendant 1 mois. Ce traitement permet d'assister à une amélioration hématologique rapide avec retour à une formule normale en moins d’un mois.

Parallèlement, le malade se dit très amélioré et en particulier accuse la disparition de sa dyspnée.

L'amélioration hématologique peut-être considérée sur le tableau

suivant :

Numération glo- 4/2/53 4.450.000 4.720.000 pulairer rie a 3.720.000 35 % 39 % Hématochrite .. TANCC 79 cc 83 cc Vol. moyen .... 40 % 58 % 84 % Hémoglobine ... 0,59 0,65 0,89

Valeur globulaire 12/2/53 24/2/53

PE

2 Die

! La courbe de Price Jones montre parallèlement un très net glissement vers la droite avec disparition progressive des microcytes, apparition de très nombreux normocytes et d’un certain nombre de macrocytes.

Intervention : Avril 53.

Thoracotomie gauche; résection de la 9° côte.

Il s’agit d’une hernie du type Ackerlund IT. L’hiatus a son plus grand angle d'ouverture à gauche. Incision de la plèvre médiastine puis du sac péritonéal. Réduction de la hernie. Il n’existe pas de difficulté pour replacer le cardia sous le diaphragme. Fermeture de la brèche à l’aide de points au nylon unissant bord antérieur du hiatus et pilier gauche.

Les suites ont été extrêmement simples.

Le malade est revu un mois après sa sortie de la clinique en excellent état clinique et radiologique. L’anémie a totalement disparu.

B.., Homme de #6 ans. É

Obèse. Amené à consulter pour des troubles dyspeptiques postprandiaux précoces : digestion lente et douleurs au creux épigastrique et pour une dyspnée qui s’accroit depuis deux ans.

Les premiers signes de l'affection ont débuté en 1951 après une intervention pour une appendicite à chaud, Dans les mois qui suivirent, survinrent de façon intermittente, une heure environ après les repas, des troubles digestifs du type décrit ci-dessus, calmés par l’ingestion de bicarbonate.

En 1952, cure d’une éventration à Paris au niveau de la cicatrice d’appendicectomie.. Depuis gêne respiratoire à type de dyspnée de plus en plus intense, gênant le malade dans son travail. Son médecin consulté découvre alors ‘une hernie diaphragmatique.

La radiologie paraît confirmer qu’il s’agit bien d’une hernie du type Ackerlund 3, mais son siège paraît plus médian que gauche.

Numération, le 13/3/53 : Globules rouges, 3.650.000; hématochrite, 32 %; v. g. 88; h. b. 76 %; valeur globulaire, 1,04.

Sous la conduite du Dr. FAVRE-GILLY est institué un traitement martial. Le reste des examens est entièrement négatif.

25-3-53 : Les examens hématologiques sont satisfaisants, l’intervention est décidée.

27-3-53 : Intervention. A. G. intubation. Thoracotomie gauche avec résection de la 9° côte, L’incision est un peu basse, l’accès sur la hernie est un peu moins aisé qu’à l’ordinaire. Cette dernière est très volumineuse; le diaphragme qui l'entoure ne paraît pas atrophié. Ouverture du sac pleural et du sac péritonéal. On constate alors que le cardia est nettement intra-thoracique ainsi qu’une bonne partie de l'estomac. Réduction de la hernie, On se rend compte alors que l’hiatus œsophagien est très vaste et véritablement médian.

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