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DEUXIEME PARTIE

HERNIES TRAUMATIQUES

On nomme Hernies Diaphragmatiques Traumatiques toute pénétration de viscères abdominaux dans la cavité thoracique par un orifice diaphragmatique ayant pour origine une plaie de ce muscle.

ETIOLOGIE

Par ordre de fréquence, d’après HARRINGTON les hernies traumatiques occupent la deuxième place après les hernies du hiatus œsophagien.

Les hernies traumatiques se rencontrent à tout âge, mais s’observent le plus souvent chez l'adulte, chez l’homme. Dans 11 de nos observations, l’âge des sujets s’étale entre 17 et 50 ans et se sont tous des hommes. Nous rapportons seulement 2 cas de hernies traumatiques chez un enfant de trois ans et un de 10 ans. Ces caractéristiques d’âge et de sexe étant en rapport avec l’importance et la nature des accidents responsables de cette affection.

Quatre causes d’inégales fréquences sont retrouvées dans les antécédents des hernies traumatiques :

1°) Traumatismes thoraco-abdominales où abdominaux pelviens fermés. Se sont eux qui sont les pourvoyeurs les plus fréquents des hernies traumatiques (10 cas sur 13). Les lésions diaphragmatiques étant provoquées par des phénomènes d’hyperpression intra-abdominale et thoraciques, en même temps que survient une modification brutale de l’un ou plusieurs des diamètres de la cage thoracique. II s’agit alors d’éclatement diaphragmatique. L’acuité du choc est en général très intense et d’autres lésions s'associent fréquemment aux hernies traumatiques. Ce sont outre les phénomènes de choc des fractures de la ceinture pelvienne, vertébrale, costale.

2) Des plaies diaphragmatiques par traumatismes directes : coup de couteau, armes à feu.

3°) Hernies par nécrose diaphragmatique : rarement obser-

vées de nos jours. Elles succèdent à des abcès sous-phréniques. à une pleurésie purulente.

4) Hernies par traumatisme opératoire. Nous ne reparlerons pas à leur propos des rares cas de hernies hiatales observées après DRAGESTEDT, que nous avons déjà signalés. Mais nous aurons en vue les hernies succédant au drainage d’une pleurésie purulente (obs. 8-10). Il existe d’ailleurs dans ces cas un facteur sceptique qui partage avec l’opérateur la responsabilité de cette ouverture diaphragmatique.

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