‹ Contribution à l'étude des hernies diaphragmatiquesChapitre 86 sur 94 · CLINIQUE · texte numérisé non relu

CLINIQUE

L'apparition des signes cliniques révélateurs de cette affection peut survenir d'emblée de façon très nette dès les premières heures qui suivent l'accident (obs. 9). Soit comme c’est plus souvent le cas, ne se manifester avec ampleur que prooressivement dans les mois qui suivent. Dans la, majorité des cas, il n'existe pas d'intervalle libre absolu entre laccident et les symptômes observés. Progressivement, au cours des semaines, des mois, quelquefois des années succédant au traumatisme, parfois à la faveur d’une affection pulmonaire, s’installe un tableau clinique évocateur de la hernie diaphragmatique.

Là, comme dans toutes les hernies diaphragmatiques se retrouvent classiquement l’association de signes abdominaux el thoraciques, avant pour particularité leur relation étroite avec les repas. Un détail clinique se retrouve à leur endroit et leur confère une certaine originalité : la rareté des formes monosymptomatiques; digestives, pulmonaires, cardiaques, anémiques telles que l’on en rencontre dans les hernies hiatales par exemple. Dans la plupart des cas, il y a association des symptomes thoraciques et abdominaux.

Les complications pouvant résulter des hernies traumatiques sont de deux ordres : les unes bénignes, dues à des accidents transitoires de torsion avec douleurs thoraco-abdominales fréquentes, accompagnées de vomissements entraînant une diminution progressive de l'alimentation et par suite atteinte de l’état général. Les autres graves caractérisées par un étranglement intestinal du grêle ou du gros et par des phénomènes de volvulus gastriques (obs. 7 et 8).

L'étranglement serait une complication fréquente au cours de l’évolution des hernies traumatiques. HELBBLOM en signale 120 sur 378 hernies traumatiques. HUGHES et KEy 5 sur 28.

Les lésions sont lentes à s'installer, ne pouvant s’extérioriser que bien des années après l'accident (Silva Escobar, 32 ans après le traumatisme).

Mais comme y insiste M. MIcHoX, ces lésions comportent un caractère d'irréversibilité qui rendent leur cure délicate et grave si elles sont opérées trop tardivement,

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