PTS CIE
Je me bornai donc à rapprocher les deux bords du sac que je laissai ouvert. La malade mourut trois heures plus tard.
L’autopsie montra qu’il y avait une anse intestinale étranglée ainsi que je l'ai indiqué plus haut. A la partie centrale de l’anse qui se trouvait en dehors de l'anneau d’étranglement. je vis une plaque de gangrène ayant les dimensions d’une pièce de 5 pfennigs : et au centre de cette plaque il y avait une ulcération dela muqueuse, ayant les dimensions d’une pièce de 2 pfennigs. Cette plaque de gangrène reposait directemeut sur le bord saillant du ligament de Gimbernat et elle était recouverte par le péritoine pariétal. Du foyer gangréneux part un cordon de tissu conjonctif, solide, résistant, long de 2 centimètres, qui pénètre dans le sac herniaire où il se fixe. Si l’on attire en haut le sac herniaire, on voit ce cordor se tendre beaucoup et attirer vers le bas la partie gangrénée de l'intestin. Ceci explique, à n’en plus douter,la rupture intestinale qui s’est produite au cours de l'opération. L’orifice herniaire se trouve ainsi que l’autopsie l’a démontré dans l’anneau crural, et le collet du sac immédiatement sur la branche horizontale du pubis. Le sac pénétrait ensuite directement dans le muscle pectiné où il était recouvert par une mince couche musculaire et par le fascia. Le muscle était creusé d’un trou qui mesurait 4 centimètres de profondeur et qui aboutissait encore à une poche située dans le muscle et par l'intermédiaire de laquelle la
hernie s’étendait bien plus profondément.
Remarque.— L'auteur fait ensuite un aperçu historique des cas de hernies pectinéales publiés dans
la littérature médicale.
OR