PAR RÉTENTION
a) d’origine calculeuse.
Lithiase le plus souvent préexistante à la grossesse. Le Masson, dans sa thèse, parle des coliques hépatiques des femmes enceintes ; la grossesse pourrait, par la stase biliaire, former des calculs ou augmenter ceux existants déjà.
b) par obstruction cancéreuse.
Etat aggravé par la compression apportée par la grossesse.
NT
L’ictère grave dans l'étiologie
Malgré la lésion habituelle constituée par l’atrophie jaune aiguë du foie, l’ictère grave ne constitue pas une entité morbide, mais plutôt un syndrome anatomo-clinique, tant par son allure clinique que par ses conditions étiologiques.
Il y a en effet des ictères graves infectieux et des ictères graves toxiques.
L'ictère grave primitif est causé par tout ce qui prédispose aux infections, surtout à retentissement hépatique: intoxication phosphorée ou arséniée; infection microbienne avec le coli-bacille, le streptocoque, le staphylocoque, le groupe typhique et paratyphique; intoxications gastro-intestinales par alimentation défectueuse riche en éléments microbiens (Obs. n° XIIT).
L'ictère grave secondaire :
1° Succédant à un ictère préexistant qu’on croyait catarrhal:
2° Survenant au cours d’une affection hépatique sans ictère : cancer du foie (obs. n° VIII), foie cardiaque.
3° Comme terminaison d’une maladie générale : pneumonie, fièvre typhoïde (obs. n° XIT, toxémie gravidique.
On comprend ainsi comment les conditions créées par la grossesse, tant au point de vue de la réceptivité microbienne qu'au point de vue de l’état de moindre résistance par suite de la déficience hépato-rénale, prédisposent la gestante à faire de l’ictère grave.