‹ Contribution à l'étude des ictères de la gestationChapitre 13 sur 27 · I. — PATHOGÉNIE DE L’ICTÈRE HÉMOLYTIQUE · texte numérisé non relu

I. — PATHOGÉNIE DE L’ICTÈRE HÉMOLYTIQUE

Les ictères de la grossesse (BRULÉ) ont été considérés par certains auteurs comme d'origine sanguine. Ils ont invoqué (Noël Fressicer) l'épuisement des réserves de fer au cours de la grossesse; l’action hématolytique spéciale du placenta; la diminution de la résistance globulaire; la destruction en masse des globules rouges au niveau du foie. En réalité, ces phénomènes physiologiques normaux qui produisent de la rétention biliaire chez 80 % de femmes enceintes, ne provoquent qu'exceptionnellement de l’ictère. Enfin, la présence de sels biliaires dans les urines, l’absence d’anémie et surtout la guérison rapide de l’ictère, sont incompatibles avec l'hypothèse de l’ictère hémolytique.

D'autre part, la constatation typique de l’ictère hémolytique gravidique est d’une extrême rareté. Nous n'avons pu en relever qu’un seul cas dans notre travail.

Dans l’ictère hémolytique, l’ictère serait dû à une destruction exagérée des globules rouges avec lutte de l’organisme par formation d’hématies granuleuses et présence dans le sérum de pigments biliaires. L'absence d'intoxication n'’étonne pas, car il n’y a pas de rétention de sels biliaires qui, eux, sont toxiques.

La présence d’urobiline dans les urines serait expli-

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cable par une résorption intestinale de la bile en trop grande quantité.

Les auteurs invoquent :

Une théorie hépatique (Hayem);

Une théorie histogénèse ou pigmentaire (Kancker, Kreinser);

Une théorie rénale (Gilbert et Herscher);

Une théorie intestinale (Muller);

Une théorie entéro-hépatique (Fischler);

Une théorie hématique.

Pour Brulé, l’urobiline proviendrait de la bilirubine, en admettant que cette substance ait un seuil d’excrétion.

Tout se passe comme si la bilirubine ne pouvait passer en nature dans les urines que lorsqu'elle atteint, dans le sang, une proportion assez élevée.

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