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Lorsque le cholédoque est obstrué, on ne constate plus d’hémoconies et dans les cas d’altération de la cellule hépatique, l'épreuve est tantôt positive, tantôt négative (SAVY).

Cette épreuve montre que les sels biliaires passent dans le sang par obstruction du cholédoque, ou lésion hépatique, et empêchent, au niveau de l'intestin, l'absorption intestinale des graisses.

3° L'Hémoclasie digestive constituerait, pour WipAL, ABRAMI, lANEVESCO, un véritable test de la valeur fonctionnelle du foie ou plus exactement du pouvoir protéopexique de la cellule hépatique.

Suivant ces auteurs, lorsque le foie est altéré, il devient incapable de s'opposer au passage, dans la circulation, des protéides incomplètement désagrégées qui parviennent de l'intestin, et ce passage se traduit immédiatement par une crise hémoclasique.

Si le foie est insuffisant, l’ingestion d’un verre de lait provoque, dans les deux heures qui suivent, une leucopénie très nette, souvent de moitié, avec hypotension, diminution de l’indice réfractométrique, hypercoagubilité sanguine, c’est-à-dire les manifestations de l’hémoclasie. La chute du taux des leucocytes est seule partiquement recherchée.

Cette épreuve est un procédé d’une extrême sensibilité pour dépister l'insuffisance hépatique.

Une toxémie gravidique apparaissant au cours d’une gestation et venant secondairement léser la cellule hépatique sera ainsi décelée par ce procédé très simple.

Nombreuses sont les recherches concernant la fonc-

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tion biligénique qui ont été faites au moyen de l’une ou l’autre des trois méthodes que nous venons de . décrire.

Quels en ont été les résultats?

En 1902, Ferrart (Semaine médicale du 23 avril 1902) constate que dans les deux derniers mois de la grossesse, le spectroscope décèle, dans les urines, deux ou trois fois plus d’urobiline que normalement et cela en l'absence de tout symptôme morbide.

On ne cherchait alors que l’urobiline et quelquefois les pigments biliaires.

En 1904, BruLÉ et GARBAN ont recherché pour la première fois les sels biliaires. Ils ont constaté simultanément la présence de l’urobiline et des sels biliaires.

En 1914, ils montrent que la présence dans les urines d’urobiline est simplement un symptôme de rétention biliaire “la biliburine existant dans le sang en quantité exagérée passerait dans l'urine sous forme d’urobiline) parce qu'on trouve presque toujours en même temps dans les urines des sels biliaires.

Les recherches faites dans les urines au cours d’affections (pneumonie, fièvre typhoïde) ou d’intoxication (chloroforme), qui lèsent le foie, ont montré la présence d’urobiline et de sels biliaires.

Ces auteurs ont poussé alors leurs investigations sur la grossesse.

En 1914, BruLé fait dans le service du docteur LEPAGE l'examen des urines d’une centaine de femmes aux différentes époques de leur gestation. Il trouve :

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Au cinquième mois, chez 20 %, présence de sels biliaires ;

Aux sixième, septième, huitième mois, chez 50 %, présence de sels biliaires ;

Au neuvième mois, chez 80 %, présence de sels biliaires.

Les femmes examinées étaient sans antécédents hépatiques.

Donc, d’après ces auteurs, il existerait, vers la fin du terme, chez 80 % de femmes enceintes indemnes de tout antécédent hépatique, des troubles de l’élimination biliaire traduits par l'existence dans les urines de sels biliaires recherchés pour la première fois par BRULÉ et GARBAN.

Ils ont remarqué que l’urobiline était moins fréquente que les sels biliaires.

Après l’accouchement, les sels et l’urobiline dispa-

raissent dans des urines en quelques jours, comme cela se passe au cours de certaines affections (la pneumonie au moment de la défervescence).

* Le tableau de BRüLÉ montre qu'il y aurait, chez la gestante, un processus d'intoxication du foie qui durerait pendant toute la grossesse et irait en s’accentuant à mesure qu’on approche du terme, pour disparaître rapidement après l'accouchement. Ces femmes ne sont pas jaunes et ces petites rétentions interviendraient dans les différents symptômes tels que la pigmentation de la peau, des seins, etc.

Les recherches interrompues pendant la guerre, furent reprises dans la suite.

En 1921, Dinier et PaiiPPe, à la clinique Tarnier,

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observent, dans 90 % de cas, la présence de sels biliaires et d’urobiline chez les femmes près du terme et sans antécédents hépatiques.

En 1921, Warrin observe, dans les mêmes conditions, l’urobiline et les sels biliaires seulement dans 20 % des cas.

En 1922, à Bucarest, CRainicrANU et Popper ont cherché à apprécier la valeur fonctionnelle du foie chez les femmes enceintes qui, par leurs antécédents ou leur état actuel, ne présentaient aucun signe d’une affection hépatique ou d’un autre ordre.

Ils sont arrivés aux conclusions suivantes :

Dans 20 % des cas, signes urologiques de rétention biliaire.

Dans 33 %, hémoclasie digestive positive, ce qui indique bien un hépatisme latent.

Les résultats plus élevés de l’hémoclasie ne sont pas étonnants, cette réaction étant beaucoup plus sensible que l’autre.

Bar et Dauay ont observé, dans 27 % des cas, les signes urologiques de rétention biliaire.

Jean et Levanr l’ont également observé par la recherche des hémoconies, mais sans donner de pourcentage.

En 1923, Moxcxegerc et VALK trouvent :

l’hémoclasie digestive positive dans 26 % des cas au sixième MOIS ;

l’hémoclasie digestive positive dans 40 % des cas à terme ;

l’urobilinurie positive dans 38 % des cas au sixième

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