‹ Contribution à l'étude des ictères graves de la spirochétoseChapitre 7 sur 15 · EM · texte numérisé non relu

EM

Autopsie. — De nombreuses suffusions sanguines sont visibles sur l’endocarde et sur la muqueuse gastrique.

Poumons congestifs. Le foie pèse | kg. 500. Les reins sont gros, se décapsulent facilement.

Examen histo-pathologique (D' M. Plauchu). — La rate est normale.

La surrénale, quoique peu augmentée de volume, est légèrement scléreuse et ne présente pas de lésion à retenir. |

Par contre, il existe des lésions hépatiques intéressantes : bouleversement complet des travées et dislocation des éléments normaux; grandes cellules toutes bien conservées. Parmi celles-ci beaucoup ont deux et parfois même trois noyaux. Il n'existe pas de polynucléaires dans les capillaires.

Il s’agit donc, très vraisemblablement, d’un ictère grave avec hyperhépatie, et le diagnostic de spirochétose ictéro-hémorragique paraît très probable.

Au niveau du rein, lésions inflammatoires intertistielles sans cylindres dans les tubes ; quelques lésions glomérulaires assez discrètes.

Résultats de l’inoculation de sang au cobaye.

Le cobaye est mort au 8° jour, il a présenté plusieurs épistaxis avant de mourir.

À l’autopsie, on est frappé par la teinte jaune que présente la muqueuse au niveau du museau, il en est de même du péritoine et des os vus en section.

Cependant, sur les frottis de foie, de rate, de reins, il n’a pas été possible de déceler de spirochètes.

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OBSERVATION II (Résumée)

Spirochétose ictéro-hémorragique.

(MM. MoRÉNAS, GRIVET, BILA, Soc. Méd. Hôp. Lyon, 22 décembre 1925.)

Egoutier de 30 ans.

Début per frisson violent, courbatures, fièvre, vomissements, épistaxis, douleurs articulaires.

Entrée: céphalée intense. Teinte ictérique jaune orangée des téguments et des muqueuses. Foie, rate normale, urines rares albumineuses.

Les jours suivants : les signes méningés se précisent.

P. L. 200 lymphocytes par bande à la cellule de Nageotte.

Azotémie : | gr. 57 le 1° octobre;

3 gr. 50 le 5 octobre ; 4 gr. 80 le 8 octobre;

mort le 14° jour.

Examens histologiques. — Lésions de néphrite mixte glomérulo-épithéliale. Pas de dégénérescence graisseuse du parenchyme hépatique.

L'identification de la spirochétose n’a pu être réalisée qu'avec les plus grandes difficultés.

Recherche du Spirochète d’Inada et Ido:

1° Sang : Examen direct, 6 octobre (12° jour),

négatif.

Inoculations au cobaye, 4 et 6 octobre (10° et 12° jours), négatives.

2° L.C.R. : Examen direct, négatif.

Inoculation au cobaye, négative.

3° Urines : Examen direct, négatif,

LAophe

Cinq inoculations au cobaye ont été pratiquées ; une seule, intra-péritonéale, le 4 octobre, a été positive. Le cobaye a présenté des hémoïragies muqueuses le 9° jour. À l’autopsie : lésions typiques.

De plus, résultat plus que paradoxal des examens histologiques puisque, contrairement aux constatations habituelles, ce n’est ni dans le foie, ni dans les reins, ni dans les surrénales, gites habituels des spirochètes, qu’on a pu déceler leur présence, mais seulement dans le cerveau où ils étaient d’ailleurs rares.

OBSERVATION IT (Résumée)

Un cas de spirochétose ictéro-hémorragique.

(MM. Pic, CHAPUY, BRUN, Soc. Méd. des Hôp. de Lyon, 1° mars 1934.)

Femme de 58 ans, sans profession ; crise de coliques hépatiques en 1931.

Début brutal le 2 janvier, par douleur dans l’hypocondre droit, frisson, température à 40°.

Ictère d’abord léger, qui va en se fonçant, prend une teinte grenade mure caractéristique, qui fait penser à la S. I. H. Spirochètes dans les urines.

Azotémie, O0 gr. 40.

Maloré des injections quotidiennes de fortes doses (40 à 60 cc.) de sérum anti-spirochétosique de Martin et Pettit, évolution rapide sans rachialgie ni phénomènes méningés.

15 janvier. — Azotémie, 4 gr. 90. Décès.

Examen histologique.

Foie : inflammation interstitielle discrète avec quel-

— Pit

ques polynucléaires dans l'intervalle des travées hépatiques. Par contre, lésions très nettes des cellules hépatiques : en certains points, dislocation des travées de Remak ; en d’autres, lésions dégénératives très accentuées avec disparition du noyau et état vacuolaire du protoplasme.

Rein : pas de sclérose, seulement quelques éléments inflammatoires interstitiels. Lésions discrètes des glomérules, du type dégénératif avec nécrose de certaines anses capillaires et présence d’exsudats à l’intérieur des cavités glomérulaires. Lésions dégénératives beaucoup plus accusées dans les tubes contournés. Néphrite aiguë avec prédominance des lésions épithéliales.

OBSERVATION IV (Résumée)

Un cas d’hépato-néphrite avec présence de spirochètes dans les urines. (M. A. Dumas et M BARRAL, Soc. Méd. des Hôp. de Lyon, 1” mai 1934.)

Arménienne, 20 ans. Accouchement chez elle sans accident début septembre.

Entre le 14 novembre avec syndrome de néphrite hydropigène, gros œdème des membres inférieurs.

Albumine, 2 gr. 10 par litre.

Urée, 1 gr. 90.

Foie volumineux. Subictère net. Inversion du rapport Sérine/Globuline.

Hérmiorragies occultes : Meyer positif dans les urines et les selles.

Hémoptysies à répétition.

Spirochètes par décharges dans les urines.

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