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encore pratiquée dans de bonnes conditions ; Mais que de temps a été souvent perdu, il faut bien le dire, par des gens inexpérimentés qui ont eru à un simple retard dans l’expulsion du méconium ! D’où l'emploi de suppositoires, de laxatifs, et de lavements, dont pas une goutte bien entendu ne pouvait pénétrer dans l'intestin à travers un anus imperforé. à
On se trouve ainsi amené, parfois, à constater une imperforation remontant au delà du premier jour après la naissance, deux, trois jours et davantage. Les symptômes généraux peuvent apparaître dès la vingt-quatrième heure; c’est leur apparition, leur marche progressive, rapide, leur gravité, qui décide la famille de l'enfant à aller consulter.
Quels sont ces symptômes ? Ils ne sont pas sans analogie
avec ceux présentés par l’adulte atteint d’occlusion intestinale : la cause est, en effet, la même : chez l’un et chez l’autre, il y a empêchement à la sortie des matières. Nous observons done, dans l’imperforation comme dans l’occlusion, la rétention des matières dans la cavité abdominale, leur décomposition et la production de gaz qui ballonnent l'intestin et tendent les parois de l’abdomen. … Ainsi, en dehors de ce fait que, depuis sa naissance, l’enfant n’a pas expulsé de méconium, le premier signe qui nous frappe est le ballonnement du ventre, sa distension, sa forme arrondie, proéminente au milieu, quelquefois plus large à la partie inférieure. Parfois les anses intestinales distendues se dessinent à travers les parois abdominales. La percussion légèrement pratiquée donne du tympanisme avec parfois, mais non toujours, un peu de matité en quelques points.
L'interrogatoire des parents nous apprend, en outre, que l'enfant à commencé par être agité, par refuser le sein ; en même temps que le ballonnement du ventre a commencé, ,
a, OS AS les vomissements sont survenus. Ceux-ci ont d’abord été constitués par le peu de lait ingéré, puis ils sont devenus fécaloïdes.
La fonction respiratoire se fait mal, le diaphragme étant en partie immobilisé par la distension intestinale ; comme conséquence, l’hématose est entravée, la peau prend une coloration terreuse, violacée, presque bleuâtre dans la région abdominale ; les extrémités se refroidissent.
Souvent des convulsions viennent compliquer la scène, les enfants se cyanosent rapidement.
Notons aussi l’altération générale des traits, les cris faibles et plaintifs (la prostration succède à l'agitation du début) ; enfin, le contraste, sensible déjà du deuxième au troisième jour, entre l’abdomen développé et les membres grêles de l'enfant qui présente des signes évidents desclérème.
Ces symptômes sont plus ou moins marqués selon letemps écoulé depuis la naissance, le degré de résistance de l'enfant, selon enfin que l’obstacle au cours des matières est total ou seulement partiel ; l'abouchement anormal permet Fissue au dehors d’une partie du méconium et des gaz intestinaux : l'apparition des symptômes généraux s’en trouve retardée : ceux-ci présentent en général une gravité moindre.
Si l'opération a été trop tardive ou n’a pas été pratiquée, ces enfants meurent infailliblement. La mort survient d’ordinaire du troisième au sixième jour. L’autopsie vient alors expliquer les symptômes observés pendant les quelques jours d’existence. On trouve du côté de l’abdomen une distension plus ou moins considérable des anses intestinales, parfois de la péritonite généralisée ; les anses baignent alors dans une sérosité purulente. La partie imperforée est volumineuse et distendue. Les poumons, le foie, le cerveau, les reins, tous les viscères sont congestionnés ; le sang qui transsude à la coupe de ces organes est noirâtre et asphyxique.