‹ Contribution à l'Étude des Imperforations Ano-RectalesChapitre 13 sur 31 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

L'intervention comprend deux indications :

19 Evacuer l'intestin de son contenü ;

20 Rétablir le cours des matières en leur créant une voie d'écoulement qui ait des chances d’être suffisante et stable.

Nous diviserons ce chapitre en trois parties :

Dans la première, nous passerons en revue les divers procédés opératoires proposés et mis en pratique ; nous indiquerons leurs avantages et leurs inconvénients.

Dans la seconde, nous examinerons la conduite à tenir en présence de la malformation qui nous occupe, les indications qui doivent guider notre intervention.

La troisième partie enfin sera réservée à l’étude de certaines difficultés opératoires et complications.

$ I. — Des divers procédés opératoires

Les procédés employés sont nombreux : 10 Le plus ancien etle moins recommandable est sans conteste le procédé de Ia ponction, pratiquée soit au trocart, soit au bistouri. Cette méthode, trop souvent employée encore de nos jours {voir obs. VI), doit être complètement abandonnée ; le procédé est brutal et aveugle, dangereux, parce qu’on risque de per-

FR9 CES forer un organe du petit bassin ou le péritoine; insuffisant enfin, car en cas de succès, il crée un anus voué à l’atrésie.

20 L'incision simple ou prostotomie. — Elle est applicable dans quelques cas très simples où l’anus est obturé par une cloison mince et transparente à travers laquelle on voit bomber le méconium. On pratique alors une incision régulière, antéro-postérieure ou cruciale, puis on réunit par quelques points peau et muqueuse ; on peut aussi, selon le conseil donné par M. Kirmisson, réséquer les lambeaux de membrane devenus flottants.

Des cas aussi simples sont malheureusement rares : le plus souvent, rien n’indique à l’opérateur à quelle hauteur se trouve l’ampoule rectale. Comment dans ce cas évacuer l'intestin et rétablir le cours des matières ? De nombreuses méthodes ont été proposées pour atteindre ce double but. On peut, nous semble-t-il, les ramener à quatre, d’après la voie suivie par l’opérateur.

Quatre voies différentes ont, en effet, été suivies :

a) La voie périnéale (Amussat) ;

b) La voie abdominale (Littre) ;

c) La voie lombaire (Callisen) ;

d) La voie combinée (périnéo-abdominale) (Chalot).

Examinons ces quatre méthodes et leur valeur thérapeutique.

19 VOIE PÉRINÉALE, MÉTHODE D'AMUSSAT. — Le problème est d'arriver à rencontrer par le périnée l’extrémité inférieure de l'intestin et de l'y fixer, de manière à établir un anus artificiel. Amussat, le premier, a mis cette méthode en pratique : depuis elle a subi plusieurs modifications : nous indiquerons les plus importantes après avoir résumé l’opération elle-même.

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