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Modifications opératoires. — Telle est, dans ses grandes lignes, l'opération d’Amussat.De nombreuses modifications y ont été apportées : Une des principales et des plus utiles, est sans contredit celle de Verneuil. Au cours de l’opération, en effet, pour peu que l’ampoule soit un: peu haut située, le chirurgien se trouve gêné dans ses recherches ; il manque de jour et d'espace. Verneuil a proposé dans ces cas la résection du coccyx, en totalité ou en partie. La découverte du bout inférieur de l’intestin est ainsi extrêmement facilitée. Les Allemands ont exagéré la mutilation ; Bardenheuer, Kraske, préconisent, avec la résection du coceyx, celle d’une portion plus ou moins considérable du sacrum ; ils créent ainsi d’énormes délabrements. C’est à leur procédé, plutôt qu'à celui de Verneuil, que l’on doit faire le reproche de favoriser le prolapsus du rectum. Nous pensons, en ce qui nous concerne, que la résection du coceyx permet la recherche de l’ampoule par le périnée dans bien des cas où sans elle on l’abandonnerait prématurément. Cette mutilation qui porte sur un petit prolongement cartilagineux ne nous parait pas avoir une grande importance fonctionnelle.
Toutefois, une mutilation, si légère soit-elle, n'étant justifiée, nous semble-t-il, que si elle est indispensable, nous ne pouvons passer sous silence le procédé de M. Vincent (de Lyon). M. Vincent, dans un but de conservation, contourne le coccyx en faisant remonter en arrière son ineision ; au lieu de le réséquer, il se contente de le récliner : €On peut, dit M. Vincent, par ce procédé, atteindre l’ampoule dans les cas où celle-ci se trouve à quatre ou cinq centimètres de profondeur ».
Pour faciliter encore les recherches sans abandonner la voie périnéale, Stromeyer avait jadis conseillé l’ouverture du péritoine, proposition qui sembla fort audacieuse