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sa Statistique) une voie d'évacuation momentanée, il faut supputer alors les risques d’une nouvelle Opération.
3° Pour la Périnéotomie, associée Ou non à la résection du coccyx ou du Sacrum, à l'ouverture du cul-de-sae péritonéal, ou à la laparotomie (Opér. de Macleod-Chalot) :
15 cas, donnant : guérisons {1 et morts 4.
Soit une mortalité de 27 % environ.
49 Enfin, pour des tentatives faites pour attirer le rectum au niveau de l’orifice anal, et faire le cure de l’anus iliaque.
9 cas, donnant : ouérisons 3 et morts 2,
Soit 40 % de mortalité.
Ainsi les résultats les meilleurs nous sont fournis par l'opération d’Amussat : ceci vient corroborer nos dires. Cette opération nous donne, malgré ce, une mortalité de 27 %, d’après Butaud.
La statistique d’Anders nous conduit aux mêmes chiffres : Sur 44 cas, 31 guérisons et 13 morts. ; soit 27 % de mortalité.
Nous trouvons pour notre part ce chiffre trop élevé pour accepter l’opinion courante qui tend à considérer comme assez bénigne l'intervention.
Deux conditions, pensons-nous, en aggravent le pronostic:
19 Le mauvais état général de l’enfant, et nous rappellerons 1ci l'intérêt que l’on a à opérer le plus tôt possible.
29 La longueur des recherches ; l'intervention est d’autant plus grave que l’ampoule est plus haut située, et partant plus difficilement accessible.
De plus, il est un autre point sur lequel nous désirons attirer l’attention ; que faut-il penser des guérisons obte-
nues ? Sont-elles toujours durables ? Quel est le sort de ces petits opérés que l’on suit parfois quelques temps et que très souvent l’on ne revoit plus ensuite ? Nous pensons que nombre d’entre eux sont voués à la sténose consécutive.
MM. les docteurs Malaussène et Peaudeleu (1), de Nice,
- publient une observation intéressante à ce sujet : il s’agit d'un enfant âgé de 18 mois, atteint, au dire de ses parents, d’une constipation permanente, on ne lui donne pas moins d’une quinzaine de lavements par jour pour obvier à cet inconvénient. Cet enfant a été opéré par un chirurgien de Nice pour une imperforation congénitale de l’anus.... Un rétrécissement cicatriciel du rectum est diagnostiqué.
Cette observation toute récente n’est pas unique, tants’en faut : nombre d’autres nous ont passé sous les yeux au cours
de nos recherches, nous pourrions les rapporter ici. (Voir à ce sujet nos Obs. IT et III.) Nous pensons que des cas semblables sont très fréquents et viennent IE QUE le pronostic post-opératoire.
Nous croyons donc, en nous gardant des exagérations, que l’imperforation ano-rectale est une grave malformation congénitale : que l’intervention donne une mortalité assez élevée, et qu’un avenir sans nuage est loin d’être assuré aux opérés réputés guéris.
(1) Malaussène et Peaudeleu; Considérations sur quelques opérations à la Polyclinique chirurgicale de la Croix. Nice, 1907