‹ Contribution à l'étude des inadaptés urbainsChapitre 12 sur 14 · NET · texte numérisé non relu

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Ce problème est à l’ordre du jour (1). L'Union interna

| tionale des villes vient de tenir à Paris du 5 au 10 juillet, une conférence sur la lutte contre les fumées dans les divers

pays. 91 questions y furent discutées. On étudia les questions

suivantes : ; Quelles sont les méthodes à préférer pour l'analyse des gaz CO0O?, CO, SO? qui polluent l’air, pour mesurer les poussières volantes et qui se déposent sur le sol.

Quelles sont les lois contre les fumées industrielles et

privées ? A

L'usage des sources de chaleur sans fumée et des appa- reils fumivores se répand-il ?

Les impuretés émises n'’agissent pas seulement mécani- quement par les poussières, elles renferment des poisons chimiques, acide carbonique, oxyde de carbone, chlore, gaz sulfureux, qui se transforment en acide sulfurique, produits

arsenicaux.

Ces gaz toxiques proviennent des chauffages domestiques, usinier et d’un nouveau facteur par les essences des automobiles. L’atmosphère de Paris reçoit chaque année 13.000 tonnes de benzol et 27.000 tonnes d'huile lourde. A Chicago dans les environs le mètre cube d’air contient 5 mmgr. de SO? et dans la ville 62 mmgr. L’oxyde de carbone dans ces mauvaises conditions peut atteindre 5o volumes pour 100.000 d'air, alors que l’air des rues n’en contient que 3 volumes. Sans doute ces impuretés sont numériquement

(1) Voir dans le Traité de Climatologie biologique et médicale, Paris, 1934, M. SorRe. Le Climat urbain, t. 1, p. 786-791 et G. MourIQUAND, Climatopathologie urbaine, t. 2, p. 1167-1174. — G. GinauD : Climats et stations de cure des plaines de la Seine et de la Loire, t. 3, p. 1818-1861 et M. ViLLARET et JUSriN-BESANGON : Climats et organisations climaliques de la région parisienne, &. 3, p. 1862-1872,

ie Œ. | Kamane, Bull. ot “a ue avt. és sciences | | 1935, P. 153). Mais elles peuvent à la longue agir sur cer- ur

taines constitutions. Dans quelques cas elles deviennent mortelles. La preuve en a été faite le 5 décembre 1930 dans | la vallée de la Meuse. Malgré les hautes cheminées des usi-

nes, les gaz nocifs des usines furent rabattus sur le sol pare Die le brouillard et 10 personnes périrent, un grand nombre ee furent malades ou éprouvèrent des malaises. Cette nouvelle …

maladie fut dénommée du « haff » ou des gaz asphyxiants, les chimistes incriminèrent surtout l’acide sulfurique.

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