‹ Contribution à l'étude des Incurvations et Pseudarthroses congénitales de la jambe: Leur traitementChapitre 2 sur 16 · TS · texte numérisé non relu

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de cette déviation est souvent difficile à obtenir en raison de la rétraction du tendon d'Achille : M. Froxzica a dû intervenir plusieurs fois par l'allongement du tendon pour obtenir une position convenable.

La position en valgus est quelquefois notée.

I faut maintenant signaler la présence assez fréquente de malformations intéressant surtout les orteils et leurs métacarpiens : M. FRoELICH signale dans une observation (Observation X) la présence de 4 orteils seulement avec leur syndactylie deux par deux. Dans une autre observation il note que le pied n’a que 3 orteils, le pouce et les orteils 2 et 3 en syndactylie.

L'ectrodactylie est signalée par différents auteurs (M. FRroœLica (Observation XD).

Le pied peut être modifié dans sa forme seulement et affecter la forme dite « en tête de cygne » (FRŒLICH).

Remarquons que les anomalies de structure du pied sont ici moins fréquentes que dans les absences congénitales du péroné ; il en est de même des autres malformations associées (bec de lièvre, ectromelie, etc.), qui sont assez rares dans les cas d'incurvation ou de pseudarthroses avec intégrité du péroné.

On a signalé aussi la présence de troubles trophiques sur le membre atteint : cyanose, engelure, hypertrichose et abaissement de la température locale, mais ces troubles sont loin d'exister dans tous les cas.

Diagnostic

. Nous empruntons à GAsxe l'exposé des différentes éventualités cliniques en face desquelles un praticien peut avoir l’occasion de se trouver :

1° On constate à la naissance une courbure des deux os de la jambe à Funion du tiers moyen et du tiers inférieur. L’angle a son sommet généralement dirigé en avant mais l'examen ne révèle aucun signe de fracture ni de pseudarthrose. L’affection persiste sous cette forme.

2° L'incurvation avait été constatée à la naissance, mais un trauma léger, un faux-pas ou une tentative de redressement opératoire provoquent l'apparition d’une pseudarthrose dont la consolidation spontanée est exceptionnelle.

3° La pseudarthrose existait au début de la vie : la mobilité des fragments cst variable naturellement suivant le degré de laxité de la fausse articulation, mais elle a pu être constatée à la naissance. Dans ce cas, il existe une incurvation à angle généralement plus aigu que dans le cas de courbure simple, incurvation produite par la rétraction du triceps crural.

4° La malformation passe inaperçue à la naissance l'hypotrophie osseuse ne se manifeste par aucune déformation apparente mais quelques années après, un traumatisme léger provoque une fracture avec apparition d’une pseudarthrose rebelle à tous les traitements habituels.

En résumé, nous serons en présence des possibilités suivantes : soit une incurvation simple qui persistera, soit une incurvation qui accidentellement se compliquera plus tard de pseudarthrose, soit une pseudarthrose primitive, soit enfin une pseudarthrose secondaire sur une jambe apparemment saine à la naissance.

Les notions d'unitéralité de la lésion, de sa congénitalité, l'atrophie du membre, la présence d'une cicatrice, la coexistence fréquente d'autres malformations et enfin la curabilité exceptionnelle de la pseudarthrose par les moyens habituels devraient suffire à élablir le diagnostic. IL est évident par exemple que lorsqu'on apprend que dès la naissance la jambe était convexe en avant et qu'on voit sur la peau à ce niveau la petite cicatrice étoilée, on ne peut s'y tromper. Y avait-il pseudarthrose primitive ? Cela n'a aucune importance car la fracture accidentelle du tibia incurvé, suivie de pseudarthrose plus ou moins tard après la naissance est identique par sa nature et son évolution à la pseudarthrose congénitale au sens strict du terme.

Mais le diagnostic devient délicat dans les cas où l’on n'a rien remarqué à la naissance et où la cicatrice n'existe pas : la disproportion entre l'insignifiance du trauma invoqué et la gravité de la fracture devra alors seule orienter les recherches et faire songer à un trouble trophique primitif de l'os.

Malgré tout, le diagnostic réel de la lésion n’est pas toujours porté par le médecin : la déformation passe inaperçue ou elle est prise pour autre chose, une déformation rachitique par exemple. Nombreux en effet sont les exemples d'ostéotomie pratiquée par des chirurgiens autorisés sur des tibias incurvés congénitalement et c'est

devant l'échec des interventions successives qu'on pense à une altération congénitale. Ailleurs le médecin croit à une fracture obstétricale ou à une fracture simple ; l’enfant est immobilisé mais la consolidation de la fracture ne se fait pas. Dans l'observation I, l'enfant est adressé à M. FrogricH pour pied bot congénital : M. Frorzicn constate l’incurvation et la pseudarthrose et rectifie le diagnostic.

Quoi qu'il en soit, dans tous les cas, le médecin devra toujours s’aider de la radiographie car d’après CopiviLLA « dans tous les cas même les plus légers on constate sur l'ombre radiographique une traînée claire au sommet de l'angle de déviation : cette zone claire qui tranche parfois nettement sur les clichés radiographiques est le témoin des troubles profonds du développement diaphysaire ».

Nous allons maintenant passer en revue toutes Îles lésions du système osseux susceptibles d’être confondues, du fait d’un examen trop superficiel, avec celle qui nous

intéresse.

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