‹ Contribution a l'étude Des indications de la médication antipyrétique Dans le traitement De la fièvre typhoideChapitre 12 sur 32 · ARE · texte numérisé non relu

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50 M qu'un antithermique, qu'il était autipyrétique dans ‘une Céte. LE taine mesure. :

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- Mais cette action Ode du bain froid n’est que pas-

sagère ; en quelques heures la température remonte à son point de départ. La régulation thermique un instant vaincue reprend le dessus. FL: YEN Bt Si l’on veut obtenir un effet HSE il faut en arriver comme Brand à répéter la balnéation jusqu'à six et huit fois par jour. C’est certainement là l'écueil où échoue cette médication ; d’autres médicaments pris à l’intérieur produisent une antipyrexie aussi intense et beaucoup plus durable : le. sulfate de quinine par exemple. Aussi serons-nous amené a rejeter les bains froids comme moyen simplement antipyrétique, pour ne l’employer que quand il sera indiqué d’une façon précise par l'état du système nerveux, préférant à ce moyen dont l’action est fugace, ceux dont la durée d'action est beaucoup plus grande, et qu'on peut ne donner qu’à de plus grands intervalles. Car il est loyique de se demander, avec Labadie-Lagrave et Bernheim, s’il n’y a pas un danger à faire passer aussi souvent le malade par ces phases de refroidissement et de réchauffement. C'est à ses dépens en somme que le fèbricitant dont laftempérature a été abaissée par le bain, refait la quantité de calorique nécessaire à faire remonter le thermomètre au point où il était avant le bain, et cela huit fois par jour le plus souvent. Cette lutte opiniâtre entre le médecin qui veut à laide de l'eau froide juguler Ja

fièvre, et les centres régulateurs qui la ramènent sans cesse

(1) Labadie-Lagrave, loc. cit, (2) Bernheïm, loc. cit.

— bl — au point primitif, ne peut se faire qu’ aux dépens du malade, qui n’est certes pas un terrain neutre, et qui souffre de ces variations continuelles. D'autant plus qu'il faut moins de

‘combustions organiques pour maintenir pendant deux heures

He température d’un malade à 40°, que pour l’élever dans le même temps de 37 à 40° (Liebermeister). L'observation clinique cependant ne justifie pas ces craintes théoriques (Bernheim):les malades ne maigrissent pas plus que par les autres méthodes de traitement ; loin d’être augmentées les dégénérescences parenchymateuses, celles du cœur surtout, sont entravées, la durée de la convalescence est abrégée. Un*seul fait pourrait faire croire à cette dénutrition trop rapide produite par la balnéation, c’est l'appétit souvent vorace des typhiques et qualifié de phénomène inquiétant par Brand et Glénard. Mais d’autres auteurs n’ont pas noté cette voracité chez leurs malades; le traitement par les bains excite sim= plement l'appétit des malades, ce qui est un bien plutôt qu’un mal.

Inconvénients des bains froids, accidents et complications. — Lorsqu'une complication ou un accident se montrent dans le cours du traitement d’une maladie,il est bien difficile de faire la part de ce qui revient au traitement, de ce qui est dû à la maladie elle-même. Si dans ces conditions une complication surgit, les partisans de la méthode thérapeutique refusent de

voir là un effet nuisible de leur procédé et accusentla maladie

elle-même, les adversaires, au contraire, concluent dans tous

les cas post hoc, ergo propter hoc. L'histoire du traitement de la fièvre typhoïde par les bains froids, est remplie de ces assertions contradictoires et, tandis que les uns le regardent

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en — 52 —

comme une médication redoutable et remplie de périls (Péter),.

d’autres ne craignent pas de formuler cet axiome : « toute

fièvre typhoïde traitée régulièrement par l’eau froide sera exempte de complications et guérira, » (Brand, Glénard); et

comme corollaire, que toute complication est le fait de la

maladie et résulte de la mauvaise administration du traite= ment.

Il faut donc s'appuyer sur de nombreüx cas pour pouvoir affirmer, en raison d’une fréquence plus grande de ces complications, l'influence nuisible d’une méthode; on peut encore, dans une certaine mesure attribuer aux bains les complications qui se montrent pendant son administration ou aussitôt après. Des différents reproches faits à la méthode des bains froids, les uns sont entachés d’exagération, les autres sont fondés sur des faits bien établis. Le bain en effet peut être

dangereux par le choc qu’il produit sur le système nerveux (lipothymies, syncope); par lescongestions viscérales dues au refoulement du sang de la périphèrie vers les organes pro-

fonds (hémorrhagies intestinale, pulmonaire, nasale); et enfin par sou action refrigérante elle-même (collapsus, pneumonie, arthralgies, douleurs acrodyniques, etc.).

Accidents dus au choc produit par l'eau froide. — « Chez certains malades, le bain froid a une action nuisible ; elle peut tenir à une impressionnabilité extrême du système nerveux cutané agissant par voie reflexe sur les centres nerveux cir= culatoire et respiratoire, pour produire une dyspnée considérable avec sensation de constriction à la poitrine, anxiété précordiale, petitesse extrême du pouls, pour aller jusqu’à la menace de syncope ou même jusqu'à la syncope confirmée. » (Mayet et Weill).

= 85. — M lui-même redoute la syncope et proscrit

AS bains “quand il y & des A d’affaiblissement car- diaque. : ES

La mort subite dans le bains par syncope, a été observée | plusieurs fois. Douze cas de ce genre sont cités dans la revue

2 baud à à Lyon 4 cas, 2 cas de Laudwurm, 1 cas de Hagenbac ; HR Becher et Weber de Glogau ont rapporté chacun 1 cas de ce er es Dans d’autres cas, la syncope s’est produite dire le bain, mais n’a pas entraîné [a mort. Laure(1), Mayet et Weill (2), M. Raynaud{3), en ont rapporté des exemples.

Bien que ces accidents ne soient pas rares dans la fièvre ” typhoïde, quelle que soit la nature du traitement, on ne peut ee : s'empêcher deles attribuer au bain au moins dansunecertaine ee mesure, quand ils se produisent dans le bain même et de dire avec M. Blachez que le plus grand danger des bains froids para it être la syncope.

Accidents dus au refoulement du sang vers les organes pro- | fonds.— Lesang chassé des vaisseaux periphériques contractés ee par le froid, reflue dans les vaisseaux des viscères; de là des : congestions et des hémorrhagies ; au niveau des ulcérations intestinales les vaisseaux plus friables ont plus de tendance à se rompre, de là la fréquence des hémorrhagies intestinales

produites par les bains froids.

Les statistiques sont cependant contradictoires. Brand sur

(1) Mayetet Weill, loc. cit.

s 2) Laure, loc. cit.

(3) M. Raynaud, France méd., 1877.

E + de M. Homolle : Brand 1 cas, D'Carre à Avignon 2 cas, Ram-

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PR ee de 4,995 cas traités par les bains froids note 155 entérorrhagies > soit 3.1 0/0, tandis que leur fréquence ordinaire d’après leur Fe statistique basée sur 4,890 cas de Louis, Ragaïine, Griésinger

etc. est de 5.6 0/0. Liebermester voit sous l'influence du traite-

ment hydrothérapique la fréquence des hémorrhagies intes-

tinales tomber de 8 à 6 0/0,

Pour Brand, l’entérorrhagie ne se produit pas, si le traite-

ment a été appliqué de bonne heure; mais l’hémorrhagie est survenue chez des typhiques baignés de bonne heure, dès

le quatrième jour (Korber, Scholz), ou dès le ÉiRaaÈne (Korber, Wund, Libermann) (1). Se ns

À ces statistiques on peut opposer celles de Wunderlich fils et de Schultze de Heidelberg, qui ont vu sous l’influence du traitement hydrothérapique la proportion des hémorrhagies intestinales s’élever à 10 0/0 au lieu de 2 0/0 dans 98 cas traités par les moyens ordinaires (Wunderlieh) @ à 9. 6 si au lieu de 3.4 0/0 (Schultze) (3).

D'autre part, Goltdammer(4)sur5,636 cas de fièvre typhoïde traités par les bains froids, a trouvé 240 hémorrhagies intes-

tinales soit 4.2 0/0. Par les moyens ordinaires, la proportion est de 3.9 0/0 sur 13,658 cas. La différence est de 0.3 0/0 en

faveur du traitement ordinaire. Elle est trop minime pour dire que le bain froid provoque l'héinorrhagie intestinale; mais il ne l’empêche pas, comme le dit Brand.

En France, on admet que le baïn froid peut provoquer l’hé-

(1) Revue de Homolle.

(2) V. Wunderlich. Arch. der Heick, 1872.

(3) Schultze. Revue méd. chir. allemande, 1875. (4) Golidammer. Cité par Libermann.

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