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ee He TIÈDES. — Le but des auteurs qui ont substitué > | l'emploi des bainstièdes à celui des bains froids dans le trai= 7 tement de la fièvre typhoïde, a été d’ éviter le choc produit. : par le contact de l’eau trop froide, tout en bénéficiant d'une action réfrigérante. ë 2 EC ee ms
pe ee Préconisés en Allemagne par Ziemssen (), ils ont été em— ER ployés en France, à la clinique médicale de Strasbourg par. | Schultzenberger, ie M. Durée Laure, Liber— + à mann- etc. Se ne : Es Ziemssen emploie le bain hu progressivement refroidi, et le demi-bain chaud avec affusions froides (voir 1 Revue dé. £ Homolle; Rev. des sc. méd., 4878). | nes Dans le premier cas, le température initiale du bain est de 5 à 6° plus basse que celle du malade, 35° environ, elle est. abaissée en 20 à 30 minutes au chiffre de 20° par l'addition
d’eau froide qu'on verse progressivement dans le bain en fai-
(1) Samuel, thèse Montpellier, 1871. | = (2) Berthomier, thèse de Paris, 1874.
(8) Berthé, thèse de Montpellier, 1871.
| sant noter une Te de liquide. Le Fr
bain chaud se donne dans une grande baignoire, contenant
une ‘hauteur d'à peu “près 20 centimètres d’eau à la tempéra- | ture de 28. Toutes les trois ou toutes les cingminutes de ma-
Jade est humecté et frictionné avec de l’eau tiède d’abord, puis de plus en plus froide. La durée totale du bain est de dix à seize minutes; ‘on termine ___— par une infusion d’eau
| froide à 8 et 15° (Ziemssen).
Dans le bain tiède, Ro E tent dit, on laisse le refroidissement se faire spontanément; la température du bain varie entre 25 et 33; sa durée est de vingt-cinq à trente minutes. On
ne fait pas d’affusions froides D Berthomier,
ee ardin-Baumetz, Laure).
… Le bain est répété suivant les indications; un par ; jour suffit le plus souvent (Dujardin-Baumetz); quelquefois on doit y recourir deux et même trois fois dans les vingt-quatre heures (Laure).
Effets physiologiques. = Ils ressemblent beaucoup à ceux
des bains froids, mais leur intensité est moindre. Ils sont
| mieux supportés que les bains froids. Les effets les plus inté-
ressants sont ceux que le bain tiède produit sur le pouls et la température. Le pouls est régularisé, il perd son dicrotisme et sa fréquence diminue de 46 à 20 pulsations. L’abaissement
de la température qui commence dans le bain etcontinue en-
suite, peut aller de 1 à 2 et même 3° (Libermann).
ASE Dujardin-Baumetz, Soc. méd. des hôp., 1876.
(2) Laure, Loc. cit.
(3) Libermann, Loc. cit. et discuss. à la Soc. méd., 18” 6. (4) Margarot. Thèse de Montpellier, 1877.
(5) Hervieux. Arch. gén. de méd., 1877.
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Trois à quatre heures après le bain la température remonte à son chiffre primitif: pour Ziemssen, Obernier, Wahl, Berthomier, la durée de la réfrigération serait plus longue avec le bain tiède qu'avec le bain froid. Enfin, et c’est un fait très important, Liebermeister et Kœnig ont montré que les bains tièdes n’exagèrent pas les combustions comme le font les bains froids ; leur action antipyrétique est donc plus grande, mais elle est fugace et ne dure pas plus de trois ou quatre heures.
Cet effet antipyrétique est plus prononcé quand le bain est administré le soir ; il augmente aussi vers la fin de la maladie. Ziemssen attache une grande importance à ce fait, et il dit qu’une fièvre typhoïde « est en bonne voie, » lorsque, dans le courant du deuxième septenaire, l’action antipyrétique des bainstièdes s’accroît rapidement.
Le frisson qui se produit dans les bains froids ne manque pas dans les bains tièdes; c’est lui qui indique le moment où on doit retirer le malade de l’eau ; on peut le retarder en faisant exécuter au typhique des mouvements dans le bain.
Outre cette action sur la température, le bain tiède exerce une action bienfaisante sur la peau, et amène la sédation du système nerveux.
Les malades éprouvent un bien-être remarquable; aussi réclament-ils les bains avec insistance ; la peau devient fraîche et souple, la moiteur remplace la sécheresse ; la langue s’humecte et la soif est moins vive. Les troubles nerveux et le délire sont heureusement influencés, la stupeur disparaît, l’agitation se calme ; le sommeil remplace l’insomnie si pénible de la fièvre typhoïde(Beaumetz, Laure, Berthomier, Margarot) ;
On La Céphalalgie Te (Hervieux) ; les urines deviennent plus Siaites et RH abondantes (Laure); la diarrhée n’est pas
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Mais, bien eh on rencontre see cas réfractaires ; 314
| stupeur, le délire, et surtout l’'adynamie, peuvent résister à
V emploi du bain tiède. Dans les formes adynamiques, l'effet hyposthénisant peut dépasser la mesure et produire le col= lapsus, Les sujets affaiblis supportent moins bien le bain tiède que les sujets vigoureux, (Baumetz.) 4
Indications et contre-indications, complications. — Les iudications des bains tièdes sont les mêmes que celles des bains froids. Ils sont mieux supportés ae ces derniers et peuvent, quand ceux-ci sont indiqués, servir à tâter la susceptibilité du malade au froid. Le délire bruyant, l'agitation, sont les principales indications. Ils sont inférieurs aux bains froids dans les états ataxo-adynamiques ; de plus, ils sont débili-
tants et doivent être rejetés quand les malades sont plongés
dans la stupeur, l’adynamie ; ils peuvent dépasser le but et produire le collapsus. Ils ne paraissent pas provoquer les hémorrhagies intestinales. (Libermann.) M. Féréol leur trouve autantd'inconvénients qu'aux bains froids, sans grands avan-
tages.
B. AFFUSIONS FROIDES. — L’action des affusions froides diffère notablement de celle des bains froids ; ici le choc, l’excitation cutanée est le fait capital; la soustraction de calorique, en raison de la courte durée du contact avec la peau, est de peu d'importance. Aussi leur effet antipyrétique est-il moindre que celui d’un bain à la même température. Pour
Rousseau, 9
Liebermeister, une ‘affusion faite avec de l’eau même très
froide, ét d’une durée de? deux à cinq minutes, soustrait au
corps le quart à peine du calorique, que lui enlève un bain
de 10 à 15°, Cependant, elles produisent chez le fébricitant un abaissement notable de la température, pouvant aller jusqu’à 20, à 2°, et même au delà.De plus, elles favorisent la circulation capillaire de la peau, ralentissent les mouvements respiratoires en les rendant plus larges et plus profonds, .et augmentent l'énergie des pulsations cardiaques, en diminuant ia fréquence du pouls de 8 à 20 pulsations, et par la secousse qu’elles produisent, excitent vivement le système nerveux.
Aussi peuvent-elles rendre de grands services dans le traitement de la fièvre typhoïde, Elles constituent le plus puissant modificateur des phénomènes ataxiques (Currie, Frœælich, Récamier, Beau, Furster, Trousseau, Grasset, Bernheim, etc.); elles calment le délire et font cesser l’agitation et la carphologie. Elles réveillent les malades plongés dans une adynamie profonde.
M. le professeur Hayem les regarde comme un moyen des plus puissants à employer pour combattre l’ataxie avec hyperthermie; c'est un révulsif énergique qui décongestionne le cerveau ; elles régularisent l’action nerveuse et doivent être utilisées quand les troubles cérébraux sont intenses, ou quand la respiration s’embarrasse par suite de l’affaiblissement cardiaque. ,
«Elles peuvent rendre un service capital, dit M. le professeur Hirtz, quand l’affaiblissement cérébral paralyse les muscles
(1) Labatt de Lambert. Thèse de Paris, 1870,
(2) Bernheim. Leçons de clinique médicale.
(3) Pecholier, Monipellier médical, 1879.
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respiratoires, et menace d’une mort prochaine, comme cela
arrive fréquemment dans le collapsus des fièvres ataxiques,
| compliquées d’hypostate pulmonaire. Les malades sont alors
haletants, larespiration abdominale, nasale, bruyante, la face pâle et cyanosée, le pouls filiforme, l’affaiblissement extrême. Beaucoup 2e typhiques périssent dans cet état d’asphyxie causé par la. paralysie respiratoire. En répétant l'affusion froide plusieurs fois par jour, on prolonge la vie en stimulant la respiration, et on peut sauver le ma-
lade en Jui permettant d'attendre ainsi le moment de la: s0- Jution (1). »
Pour M. Bernheim, les affusions sont indiquées lorsqu’ il y a fièvre intense avec coma ou délire furieux, quand la respiration s’embarrasse, alors que le cœur n’a pas perdu sa contractilité ; dans ces cas, elles sont efficaces, surtout si le sujet
| est vigoureux. |
M. le professeur Sée je recommande, lorsqu’à l’hyperthermie s'ajoutent des phénomènes nerveux graves: délire, carphologie, ou bien adynamie prononcée ; quand la respiration est insuffisante, superficielle et irrégulière, que le pouls
est fréquent à 130, 140, faible et irrégulier, que la peau est sèche et brûlante (2).
L'intensité même de leur action devient, dans certains cas, une source de dangers et de coutre-indications. Chez les sujets anémiques, soit par une débilité antérieure, soit à la suite d’hémorrhagies survenues dans le cours de la maladie, ou bien chez ceux dont le cœur est dégénéré et très affaibli, elles
(1) Hiric. Art. fièvre. Dz. de méd. et chir, prat. (2) Thèse de Labott de Lambert,