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4e L'observation ART les expériences sur les : ani maux montrent le danger des températures élevées. IL en est
de même de l’insolation, qui réalise pour l'homme les expé- res
riences faites sur les animaux dans les laboratoires.
Ces expériences (Burtets, Cl. Bernard, Vallin, Richard don) (1), les recherches sur le coup de chaleur, montrent qu "un animal mis à l’étuve meurt quand sa température s’est élevée de 4 ou 5 degrés au-dessus de la normale. Les phénomènes observés sont l'agitation, l'accélération des battements du cœur et des mouvements respiratoires, des convulsions. L'animal meurt dans le coma ou le collapsus, quelquefois subie tement. EN RÉ PAST = |
A l’autopsie on constate. des AS Ares quelquefois des hémorrhagies; les muscles et le cœvr sont rigides; ils ont une réaction acide, la myosine est coagulée (Val-
lin). true CIRE As
2° Les maladies fébriles s nn nroBnens Pere presque corstantes. Ce sont des dégénérescences parenchymateuses. Elles existent dans le foie, les reins, le cœur, etc. La dégénérescence cireuse des muscles décrite par Zenker, aurait son origine dans l'élévation de la température.
3° Il y a parallélisme constant entre la marche de la tem= pérature et celles des accidents graves. Ce parallélisme existe surtout pour les accidents nerveux ; l'intensité en est propor-. tionnée à l’intensité de l’élévation de la température.
4 L’abaissement de la température, sous l’influence du
() CI. Bernard. Leçons sur la chaleur animale, 1876.
(2) Du Castel. Loc. cit.
(3) Hestrès. Thèse de Paris, 187
(4) Vallin. Arch. gén, méd,, 1870, ù
traitement amène: l'atténuation des accidents et les fait même disparaître, è ER
: Examinons successivement ces preuves et nous verrons de combien d’objections elles sont passibles.
A. Des expériences physiologiques faites sur les animaux mis à l’étuve on ne peut conclure à l'influence nocive de latempérature sur le fébricitant. — Celui-ci ne peut être assimilé à un animal surchauffé par un procédé artificiel, ni, ce qui est équivalent, à un homme atteint d’insolation. Jamais dans les pyrexies, la typhoïde en particulier, la température ne monte au point qu’il faut obtenir pour amener la mortdes animaux. D'autre part, comme le fait remarquer M. le professeur Hayem (1), il y a une différence fondamentale entre les conditions de ces expériences et celles du processus fébrile. Dans un cas, un organisme sain, dont la régulation thermi-
que est intacte lutte contre une chaleur extérieure ; dans l’au- tre, l'élévation thermique est due à un processus organique, , résultat de troubles profonds de l’économie, et il est bien possible que le danger provienne, non de l'élévation elle-même, mais de la cause qui produit cette élévation.
Chauffer les animaux n’est pas leur donner la fièvre; la chaleur de l’étuve élève plus ou moins leur température centrale, provoque des troubles circulatoires et nerveux, et amène la mort au milieu d'accidents convulsifs, mais ne produit pas cet ensemble de phénomènes qui constitue le processus fébrile. Il ne semble pas qu'on produise dans ces con
(1) Hayem. Cours de thérapeutique, 1881,
ditions, tout au moins d’une façon persistante, les procès + exagérés de dénutrition qui se manifestent chez le fébricitant par une excrétion considérable d’urée et d’autres produits de désassinilation, et une exhalation plus abondante d'acide
carbonique.
« Aux expériences de Cl. Bernard, Liebermeister, Vallin, on peut opposer celles de Litton. Dix cochons d'Inde furent mis dans une étuve chauffée avec l’eau chaude, les gaz furent analysés. À l’autopsie on trouva bien une dégénérescence graisseuse des viscères, mais on nota une diminution de l’acide carbonique exhalé, contrairement à ce ‘qui se passe dans la fièvre. »(1) LE: de RENTE TRES
Wood a prétendu que, dans les expériences, la mort par chaleur extérieure était due à la présence dans le sang d’une quantité exagérée de matériaux de désassimilation, mais Vallin et les autres expérimentateurs n’ont pas noté cette
augmentation (2). 43
B. La constance des altérations anatomiques dans les pyrexies ne prouve pas qu’elles soient dues à la chaleur. — Ces dégénérescences peuvent se rencontrer dans des cas complètement apyrétiques. Tout le monde connaît l'observation de M. Vallin, tres probante sur ce point(3). A l’autopsie d’un homme mort au dix-huitième jour d'une fièvre typhoïde apyrétique, et dont la température avait oscillé pendant toute la durée de la maladie entre 860,8 et 370,6, on trouva une dégénérescence vitreuse, avec hémorrhagies des muscles de l’ab-
(1) Cité par M. Hayem, cours de 1881.
(2) Wood, In Wagnier, thèse de Paris, 1875.
(3) Vallin. Arch. gén. de méd., 1872.
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domen et fe ie cuisse. “Le cœur était mou et flasque, un cer-
tain nombre de faisceaux étaient atteints de dégénérescence granulo-graisseuse. |
Dans le scorbut, maladie die MM.Hayem et [as : ont trouvé des altérations musculaires ayant une grande ana-
ne avec la myosite de la fièvre typhoïde (1).
L'élévation de la température ne saurait expliquer tous les cas d’altération musculaire dans la fièvre typhoïde, car elle peut s'élever jusqu’à 42°, sans qu’on rencontre de dégénéres-
cence vitreuse, Ces altérations sont donc liées à l’état du sang(2). |
<C. Le parallélisme entre les accidents graves et l’é élévation de la ‘température est loin d’être constant. — C'est la clinique qui nous fournit les arguments les plus nombreux et les plus forts contre la théorie de Liebermeister; etil ne pouvait en être au- trement. Quelleque soit la valeur des expériences physiologiques ilest souvent bien difficile d'en déduire des notions précisessur la pathologie humaine. En ce qui concerne la fièvre, et
la fièvre typhoïde en particulier, l’observation attentive etrai-
sonnée des malades nous apprend plus que les expériences les plus ingénieuses. Et l’observation nous prouve qu’il n’y a pas un rapport étroit et nécessaire entre l'élévation de la température et les phénomènes généraux graves ; que celle-ci peut être très élevée sans qu’on observe rien de fâcheux dans l’état général du malade, et qu’au contraire avec une fièvre modérée
(1) Hayem. Leçons. Progrès médical, 1875.
(2) Ibid.
compagnée d'accidents. Tous les auteurs rapportent des ob
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et même sans fièvre on peut assister au tableau symptomati s
que le plus inquiétant.