‹ Contribution à l'étude des Infections Secondaires dans la Tuberculose Pulmonaire: Etude clinique; hemocultures et examens bactériologiques de l'expectorationChapitre 10 sur 62 · TRE · texte numérisé non relu

TRE

« courbe streptococcique ». C’est également l'opinion de Cornet qui, se basant sur les résultats de ses cultures de crachats, désigne la fièvre de tuberculeux cavitaires sous le nom de « fièvre septique ». Strauss, au contraire, l’attribue aux produits pyrétogènes du bacille de Koch ; Schabad à la résorption de toxines produites par les microbes pyogènes qui se trouvent à la surface de cavernes.

Sata (dont les recherches sont signalées dans le souschapitre B), reconnait l’existence de fièvre dans la tuberculose pure, mais il croit que des températures élevées ne se rencontrent pas en ce cas. La courbe à grandes oscillations serait dûe à une infection streptococcique pure du poumon ; la courbe « dentelée » par contre accompagne- : rait une tuberculose mixte à streptocoques ; enfin une forte fièvre très irrégulière serait dûe à une infection mixte à penumocoques.

Thue ne trouve que des différences très minimes entre l’action du bacille tuberculeux et celle de germes d’infection mixte au point de vue de la production d’un et de l’autre type de fièvre. Strumpell rattache la fièvre hectique au bacille tuberculeux seul, tandis que l'infection mixte déterminerait d’après lui surtout de la fièvre continue ou rémittente. Ce qui serait caractéristique de l’infeetion tuberculeuse, é’est la fièvre du type inverse. Spengler admettait l’origine bacillaire d’un certain nombre de cas de fièvre ; dans d’autres cas c’est le streptocoque qui est cause des élévations thermiques, variables suivant le terrain; ainsi dans une pneumonie caséeuse où les résorptions toxiques se font largement le type fébrile est différent de celui que. l’on observe dans une tuberculose

fibreuse.

Page 1