‹ Contribution à l'étude des injections hypodermiques et parenchymateuses d'acide phénique: Expérimentation et CliniqueChapitre 23 sur 31 · ÉLIMINATION DE L'ACIDE PHÉNIQUE · texte numérisé non relu

ÉLIMINATION DE L'ACIDE PHÉNIQUE

Nous n'avons rien ou à peu près à noter à ce point de vue ; aussi croyons-nous devoir adopter les résultats auxquels sont arrivés les auteurs, bien qu’ils aient employé une voie d’introduction différente.

L’acide phénique administré par la méthode hypodermique paraît s’éliminer par les divers émonctoires de l’économie, mais surtout par les reins. C’est donc dans les urines qu'il faut le rechercher de préférence à l’état de substance phénol-formatrice et, le plus souvent de phényl sulfate alcalin de potasse formé par la combinaison de cet acide avec les sulfates de l'organisme.

Pour déceler la présence de l’acide phénique dans les urines de nos malades, nous avons employé les réactions du perchlorure de fer (couleur violette) et surtout de l'acide azotique : en versant quelques gouttes de cet acide le long des parois d’un tube, contenant l'urine, on les voit arriver intactes au fond si l’urine ne contient pas d'acide et former, dans le cas contraire, un anneau grenat. Il ne faut pas oublier que ces réactions n’indiquent nullement l’intoxication ; elles ne font queprouver le passage de l’agent médicamenteux en voie d'élimination; seule, la couleur brune noirâtre que prend l’urine après quelques temps d'exposition à l'air est caractéristique de l'intoxication phéniquée ; encore le degré plus ou moins prononcé de. cette coloration foncée n’est-il jamais proportionnel à la richesse de l’urine en phénol. |

Nous n’avons jamais noté l’odeur phéniquée de l’haleine, pas plus chez nos malades que chez nos animaux ; nous ne mettons pas pour cela en doute, comme Nothnagel et Rosbach, l’élimination de l’acide phénique par les poumons; rien d'étonnant à ce qu’un corps volatil s'échappe en partie avec l’air expiré lorsque le courant circulatoire l’amêne en contact avec le poumon ; nous admettons également l'élimination par la sueur et par la salive, constatée directement par Hoppe Seyler.

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