‹ Contribution à l'étude des injections hypodermiques et parenchymateuses d'acide phénique: Expérimentation et CliniqueChapitre 28 sur 31 · L'ÉLÉPHANTIASIS · texte numérisé non relu

L'ÉLÉPHANTIASIS

Les injections hypodermiques phéniquées dans certaines affections cutanées datent de Fleischmann (1) qui les employait avec succès contre le prurigo. Dans ces derniers temps, M. Augagneur, de Lyon, a préconisé l’acide phénique à l’intérieur contre le prurigo chez les enfants et contre l’eczéma à forme sèche: mais nous croyons que notre excellent maître, M. le professeur agrégé Arnozan, est le premier qui ait songé à traiter l’éléphantiasis par les injections sous-cutanées d'acide phénique. Tout en reconnaissant la valeur des procédés prophylactiques, il croit qu'il faut surtout tenter un effort direct contre les filaires, contre les bacilles qui ont envahi le malade et cela au moyen d’un agent antiseptique fidèle.

Nous ne saurions mieux finir qu'en résumant l'observation

que nous à citée l’auteur lui-même dans ses très intéressantes conférences dermatologiques de cet été. Nous y ajouterons les résultats que nous avons obtenus nous-même sur un éléphantiasis du pied ; ils semblent prouver que l’acide phénique n’est pas impuissant, comme le dit M. Bertolus (2), en dehors des affections prurigineuses d’origine nerveuse.

(1) Ostert Jahrbuch für Paediatric (t. VIT, p. 109). (2) Th. Lyon, août 1888.

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