‹ Contribution à l'étude des Injections HypodermiquesChapitre 6 sur 54 · APR · texte numérisé non relu

APR

En 1879, Marie Edg, cherchant le degré de LoxIcité de la levure de bière, constate des contractions intestinales et de la diarrhée à la suite d’injections de cette substance, et Laborde signale des effets purvatifs évidents à la suite d'injections intraveineuses d’eau de Ghâtel-Guyon. Aguilhon répète les mêmes expériences que Laborde avee le chlorure de ma-gnésium et constate qu'avec ce sel fabriqué au laboraloire on obtient en injections intraveineuses une action purgative chez le chien. a

De 1868 à 1873 a lieu loute une série de discus-

sions à la Société académique de Paris sur l’action des purgatifs ; discussions basées sur des expériences restées célèbres. De ces longs débats, il ressort. que les purgatifs ont non seulement une action physiologique différente, mais qu'ils agissent différemment suivant la voie par laquelle ils sont introduits dans l'organisme. Trois théories sont proposées pour expliquer les effets des purgatifs. D'abord la théorie de l’osmose de Poiseulle, basée sur les expériences de Dutrochet : il se produit un courant liquide entre le sang et le contenu intestinal formé par le purgatif salin : courant eudosmotique allant de la solution la moins dense vers la solution la plus dense. CI. Bernard réfute cette théorie qu'il trouve incomplète, mais il reconnaît qu'elle n’est pas fausse dans tous les cas, surtout en ce qui concerne les purgatifs salins administrés per os ou injectés. Rabuteau, Moreau, Leven montrent alors que la théorie de Poiseulle repose sur des faits vrai-

ne 7, an. Vos dé

semblables puisque : ayant injecté dans les veines d'animaux du sulfate de soude ou de magnésie, ils ont déterminé de la constipation. Moreau et Vulpian ramènent les actions purgatives à un processus d'irritation exercée par les sels purgatifs sur la muqueuse intestinale; cette irritation amènerail

une hypersécrétion des éléments muqueux et des appareils glandutaires du tube digestif. Pour eux,

les sulfates de soude et de magnésie injectés dans le sang ne peuvent purger parce qu'ils ne sont pas mis en contact direct avec la muqueuse intestinale et ne peuvent produire l'irritation et l'hypersécré: lion. Armand Moreau prouve, par une série d'expériences, l'influence du système nerveux sur la purgation : des solutions salines enfermées dans des anses intestinales préalablement énervées n’ont plus d'effet purgatif. Théry, Radzicjewsky et Schiff sont les promoteurs de la théorie inécanique ou de l'exagération du péristaltisme : sous l'influence des purgatifs, les mouvements intestinaux deviennent plus énergiques et les liquides secrétés, au fur et à mesure de leur arrivée, sont poussées de l'intestin grêle vers le cœcum et de là vers l’anus, sans qu'ils puissent séjourner assez pour être absorbés. Ce sont ces liquides non absorbés qui constituent les selles diarrhéiques. C'est sur cette théorie que reposera

plus tard celle de la diffusion de Bucheim : celui-ci

affirme que l'influence purgative est due à un obstacle apporté à la résorption normale des liquides

intestinaux. Legros et Onimus ne constatent pas

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