‹ Contribution à l'étude des Injections HypodermiquesChapitre 7 sur 54 · SA D · texte numérisé non relu

SA D

d'exagération du péristaltisme intestinal sous Pinfluence des sels purgatifs mais ils ont vu ce phénomène se produire avec d'autres substances purgatives. Pour achever le bref résumé de ces discussions que l’on trouvera exposées dans tous leurs détails dans les traités de thérapeutique, disons que Luton et Carville ont montré que l'inflammation de la muqueuse intestinale par l'action des purgalifs n’est pas seulement le résultat d’une action locale : les injections hypodermiques de substances purgatives sont capables de provoquer le catarrhe purgatif de l'intestin grêle. De toutes ces expériences, il ressort que le mode d’action des substances purgatives ne saurait être attribué à un mécanisme phy-

siologique unique : la purgation est le résultat à la

fois de l'osmose, de l’hypersécrétion de l'estomac, du foie, du pancréas, de l'intestin, de la congestion catarrhale de la muqueuse et enfin de l'exagération du péristallisme intestinal. Suivant les caractères physiques et la nature chimique du purgatif employé, on peut voir l’un ou l’autre de ces mécanismes prédominer, mais rarement d’une manière assez évidente pour qu'on puisse établir une classification ri goureuse des purgatifs, basée sur leur mode d'ac-

lion ; d'autant plus que quelques-uns — le sulfate de magnésie par exemple — agissent différemment

suivant la voie par laquelle ils sont introduits dans l'organisme.

En 1878, en Allemagne, Fronmäüller obtient des effets purgatifs chez l’homme en injectant des”solulions d'aloès sous la peau.

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