‹ Contribution à l'étude des Injections HypodermiquesChapitre 9 sur 54 · TES | ES DRE · texte numérisé non relu

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ments qui se ramènent à deux formes : mouvements pendulaires dus aux muscles longitudinaux (seulement chez le lapin) et mouvements péristalti- ‘ques.

Ces mouvements de l'intestin sont, pour Magnus, sous la dépendance étroite du système nerveux (plexus d’Auerbach). L'infusion de séné, d'après lui, n'excite ni les mouvements de l'estomac, ni ceux de Fintestin grêle du chat ; l'effet purgatif se manifeste dès que le séné arrive dans le gros intestin et

l’action de l’infusion porte non sur le système ner-

veux central, mais sur la paroi du colon ; la morphine, loin d'empêcher chez les chats, l’action purgative du séné, l’accentue au contraire.

A la suite de Magnus, Meltzer et Auer décrivent,

outre les mouvements pendulaires et péristaltiques,

des mpuvements plus étendus et plus énergiques qu'ils désignent sous Le nom de péristaltic rush : ce sont des contractions qui courent du duodenum au cœcum sans arrêt et qui s’observent particulière-

ment avec les sels purgatifs : chlorure de baryum,

sels de soude. Le chlorure de calcium et les sels de magnésie les arrêtent. Ces derniers sels n'augmentent pas le péristaltisme intestinal : les sels de magnésie en injections sous-cutanées ou intraveineu-

ses sont sans action purgative : ils ont sur l'intestin

une action inhibitrice. Meltzer et Auer montrent de plus que les injections de sulfate et de chlorure de magnésie arrêtent les contractions péristaltiques des sels de soude, du chlorure de baryum, de l’er-

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got, de l'ésérine. Auer constate que l'injection intraveineuse ou sous-cutanée de solutions de sulfate de magnésie à 5-20 % ou des sels utilisés comme purgatifs ne provoque pas chez le lapin de purgation. Mais toutes ces injections, sauf celles des sels de\ magnésie, augmentent le péristallisme intestinal. De plus, il n'y a pas de rapport entre le péristaitisme et l'effet purgatif : ainsi, le sulfate de soude produit un péristaltisme intense avec constipation. Auer et Meltzer aboutissent au sujet de l’action des purgalifs salins à des conclusions diamétralement opposées à celles formulées par Mac Callum qui avait obtenu chez le lapin une action purgative par l'injection sous-cutanée ou intraveineuse de ces purgatifs.

Baucroft réprend les expériences de Meltzer, d'Auer et de Mac Callum, en tenant compte de la nature des excréments (consistance molle ou dure), de leur quantité ; car, à l'encontre d’Auer, Baucroft pense que l'augmentation de la quantité d’excréments sans accroissement de leur fluidité constitue le résultat d’une purgation ; surtout chez le lapin, chez qui les matières fécales sont sèches et bien moulées, la considération de la quantité doit intervenir. Voici le résultat de ses expériences :

«1° Dans toutes les expériences, il est Reste que les excréments des animaux en expérience Jsoient comparés avec ceux d'animaux de contrôle gardés pendant le même temps et traités de la méme manière. C'est à l’oubli de cette précaution que

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