‹ Contribution à l'étude des injections intra-utérines dans les suites de couches pathologiquesChapitre 22 sur 24 · Chevassus. Th. Paris · texte numérisé non relu

Chevassus. Th. Paris

3. Blusson. Des accidents conseculifs à l'emploi de l'ac. phénique en thérapeutique. Th. Paris, 1884, /

4. Brun. Des accidents imputables à l'emploi chirurgical des anlisepliques, Th. agrégat. Paris, 1886.

malade ouvrait les yeux, se soulevait sur son lit et se souvenait seulement « d’avoir eu mal et de s'être senti mourir ». Tout l’après-midi affaissement et dépression, le ventre n’est pas tendu, coliques utérines légères.

A 2h. 1/2 besoin, mais impossibilité d’uriner. Par la sonde il est retiré 70 grammes d’une urine sanguinolente et foncée. À G heures nouveau cathéterisme. L’urine est moins sanguinolente. À 10 heures du soir l’urine retirée est à peine rosée.

Le 13.— On retire 120 grammes, d'urine non sauquinolente mais foncée.

L'analyse des urines du12etdu 13 révéla dans toutes des traces d’ac, phénique.

Les jours qui suivirent, tout rentra dans l’ordre. La malade ne présenta pas d’élévation de température, son urine fut normale, elle put sortir le 30 novembre complètement quérie.

Cette observation prouve bien que l’accident peut être uniquement attribué à l’emploi de l'acide phénique. L'état syncopal, le choc de lPacide phénique en est une preuve, les urines noires et l’hématurie en sont une autre. ;

Les accidents peuvent être plus fugaces et la malade peut ne présenter comme symptôme de lintoxication qu’un état comparable à l'ivresse (tête lourde, inappétence, vomissements).

Mais en revanche il est des cas où lon observe un abaissement de la température, des sueurs froides, un pouls filiforme, de l’anurie presque complète. La mort survient dans le collapsus.

Ïl est à remarquer que dans tous les cas, les urines

deviennent rapidement sanguinolentes.

Pa

Ces accidents sont plus que suffisants pour faire rejeter l'emploi de l’acide phénique. Si en plus, comme l'ont prouvé les expériences de Miquel une solution phéniquée à 25 pour 1000 n’arrive pas même à désinfecter le vagin, on comprendra sans peine les raisons : qui nous font rejeter cet antiseptique.

Il est impuissant à tuer le streptocoque. Tarnier et Wigual ont trouvé qu'il fallait faire passer le liquide phéniqué (solution 20 pour 1000) pendant au moins dix minutes dans la cavité utérine pour se débarrasser de ce microbe.

Dans les cas d'infection putride seulement il pourrait trouvait son indication. Mais étant donnés les accidents d'intoxication qu’il est susceptible de produire, nous lui préférons le permanganate de potasse.

Permanganate de potasse. — Le permanganate de potasse fut employé en obstétrique par Braun, Winckel, Tarnier, bien avant la découverte de la méthode antiseptique.

Demarquay en Angleterre dès 1863 recommande son emploi dans les cancers, les abcès et les plaies anfractueuses. Son pouvoir désinfectant est donc connu depuis déjà longtemps. Par ce fait même qu’il abandonne facilement son oxygène ilest parmi tous les antiseptiques peut-être le meilleur contre le vibrion sceptique microbe anaérobie. Son action sur les autres

RE MS | Ne micro-organismes est loin d’être aussi parfaite. Les

1. DemarquAy. Comptes-rendus des séances, de l'Acad. de sciences, 27 avril 1863, p. 852.

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