‹ Contribution à l'étude des injections intra-utérines dans les suites de couches pathologiquesChapitre 9 sur 24 · DU MOMENT OU L’ON DOIT PRATIQUER L'INJECTION INTRA-UTÉRINE · texte numérisé non relu

DU MOMENT OU L’ON DOIT PRATIQUER L'INJECTION INTRA-UTÉRINE

Maintenant que nous connaissons les portes d'entrée de l’infection, que nous savons de quelle façon le streptocoque pyogène pénètre lestissus, nous pourrons d’une manière plus rationnelle déterminer un traitement apte à faire avorter la redoutable septicémie puerpérale. Nous n’avons pas en effet l'intention dans notre thèse de décrire un traitement complet des suites de couches pathologiques, nous voulons seulement donner en termes précis les moyens de combattre les premiers symptômes de l’infection.

Selon nous, et notre opinion repose sur les statistiques des différentes maternités, il est presque toujours possible d’enrayer les progrès de la maladie si on sait intervenir à temps, dans les cas ordinaires tout au moins, nous croyons pouvoir affirmer que bon nombre d’insuccès viennent de ce que le médecin traitant a temporisé. .

Quand le praticien doit-il donc intervenir ? La réponse en est simple. Nous la ferons précise et catégorique. Depuis que la bactériologie a fait connaître la nature

intime des infections dont nous savons quelle croyance

il faut accorder : à cé que les anciens auteurs nommaient « la fièvre de lait ».

Il était bien rare autrefois, alors que l’antisepsie était nulle, ou tout au moins très imparfaite, de ne pas voir vers le deuxième ou le troisième jour qui suivait Paccouchement une élévation de température coïncidant avec une plus grande fréquence du pouls. Comme

cette élévation de température coïncidait aussi avec la

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