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Diaphragme aortique
OBSERVATION IV (résumé) (COOPER, in thèse de HARANGER, p. 73.) ‘4.
Enfant de 13 ans, symptômes de gêne circulatoire depuis la naissance ; au moindre effort, dyspnée et lividité des lèvres, battements tumultueux du cœur. Le second bruit étant absent ou si faible qu’on ne l’entendait pas à cause de l’extrême ataxie de l’organe à chaque tentative d’auscultation ; les signes s’aggraveront avec
l’âge.
Il mourut subitement.
Autopsie : Corps bien développé. Cœur hypertrophié, surtout le ventgicule gauche. Toutes les valvules, sauf les aortiques, sont saines, ainsi que l’endocarde. Il n’y avait pas de traces évidentes d’inflammation. L’orifice de l’aorte ‘était pourvu, au lieu de valvules, d’un diaphragme conique, inélastique, semi-cartilagineux, s’élevant vers l’aorte, percé à son centre d’une petite ouver-
ture béante par laquelle régurgitait le sang à chaque battement du cœur.
Dans cette observation, l’origine congénitale de la -
malformation est incontestable ; l’existence d’un diaphragme à la place des valvules produisant à la
fois une insuffisance et un rétrécissement, ne poüvait
évidemment être le fait que d’une malformation.
AENCrAeE
Aorte bicuspide (avec sténose mitrale)
OBSERVATION V (PEACOCK et GREENFIELD, in thèse de HARANGER, p. 82.)
Fillette de 12 ans. On avait observé un double souffle systolique et diastolique à Morifice de l’aorte et un souffle présystolique, à la pointe. L# malade avait des défaillances, sa température était toujours basse. Elle était ordinairement apathique et somnolente. Plus tard, albuminurie et ascite. Elle n’avait jamais eu de rhumatismes ni de maladie aiguë. . né
A l’autopsie : Deux valvules aortiques seulement, pourtant on retrouvait le raphé des deux sacs soudés en-: semble. L’orifice aortique était rétréci ainsi que l’orifice mitral. Le cœur était très hypertrophié. Ulcère stomacal.
Peacock ajoute qu’autrefois il considérait cette lésion comme due à une endocardite fœtale, tandis qu'après, il l’a regardée comme un arrêt de développement. Les valvules aortiques se forment par la division de l’endocarde en trois segments et dans ce cas le processus a été arrêté.
Dans ce cas nous retrouvons, comme dans une de nos observations précédentes (obs. II) un appareil bicuspide qui soulève la même discussion, d’autant qu’il y à coexistence d’une sténose mitrale ; tous processus que peut réaliser l’endocardite.
Ainsi l’association d’insuffisance ou de rétrécisse-. ment aortique congénitaux, bien qu’elle existe de façon indiscutable dans certains cas, n’en demeure
Lg Le
pas moins tout à fait exceptionnelle et ne peut être
affirmée que par l'examen des pièces anatomiques.
Sauf peut-être dans les premiers mois de la vie, si
l’on rencontre de tels‘cas, même en l'absence d’anté-
cédents rhumatismaux connus, c’est le diagnostic
d’endocardite aortique qu’il faut faire logiquement. : e
III. — INSUFFISANCE AORTIQUE COMPLIQUANT UNE COMMUNICATION INTERVENTRICULAIRE
Si l’on pense au voisinage de l’orifice aortique et du septum ventriculaire, et surtout au mécanisme embryologique qui préside à leur formation, il ne semble pas étonnant qu’à une communication interventriculaire puisse s'associer une insuffisance aortique congénitale. C’est ce qu'ont vérifié plusieurs observations.
Depuis longtemps déjà on avait remarqué lexistence d’un souffle diastolique aù cours de la maladie de Roger. Cependant cela ne permit pas, tout d’abord, d'admettre lexistence d’une insuffisance aortique associée, le, souffle diastolique pouvant être dû à la communication interventriculaire elle-même. Bard,
en enregistrant le tracé jugulaire d’un malade : À
(obs. IV) qui présentait une maladie de Roger accompagnée d’un souffle diastolique de base, remarqua qu’il existait une onde mésodiastolique et il conclut qu’elle traduisait une fuite diastolique. du sang du ventricule gauche dans le ventricule droit. Il admit qu’elle était la cause du souffle diastolique et qu’il n’existaft donc pas d’insuffisance associée.