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L’HYPERTENSION AU NIVEAU DE L'ORIFICE AORTIQUE

Nous avons déjà vu combien il est fréquent de constater, à l'examen de malades atteints de sténose isthmique, l’existence d’une insuffisance aortique. S’il est possible que dans quelques cas cette coïncidence soit la traduction de l’augmentation tensionnelle au niveau d’un orifice aortique parfaitement constitué, . Maud Abbott a montré, dans sa statistique, que très souvent à la sténose isthmique s’associait une aorte munie de deux valvules seulement. La rareté d’aortes bicuspides insuffisantes et ne s’accompagnant d’aucune malformation cardiaque ou aortique porte à croire que, dans un certain nombre de cas où l’on a observé l’association d’une sténose isthmique et d’un appareil bicuspide insuffisant, le défaut d’étanchéité valvulaire était dû à la pression arnormalement élevée qu’exerçait le sang sur un orifice lui-même malformé.

De même si un individu porteur d’une insuffisance aortique minime et non décelable cliniquement, due à des sigmoïdes anormales par leur nombre, leurs dimensions ou leur forme, devient hypertendu, ses valvules se laisseront facilement distendre par l'excès de pression, qui en augmentant la fuite sanguine jusque-là insignifiante, la révèlera tant par des signes physiques que par les symptômes dont souffrira le malade.

Cette apparition d’une insuffisance aortique au cours d’une hypertension avec, comme point organique, une malformation congénitale, n’est d’ailleurs

pas l’apanage d’une dystrophie valvulairé, mais on constate les mêmes faits par suite de lésions acquises et minimes des sigmoïdes aortiques.

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