REMANIEMENTS INFLAMMATOIRES DES MALFORMATIONS
Tel est le facteur qu’on a voulu invoquer pour l’aggravation, voir même la formation de l'insuffisance. Dans notre cas, ce qui la conditionnait c’était la présence de deux très gros nodules d’Arantius, conséquence mécanique de l’affrontement anormal des valvules, ainsi que l’a montré l’examen histologique. Comme le dit notre maître, M. R. Froment : « Si nous ne pouvons affirmer que la fuite aortique existait dès le jeune âge, si même étant donné son degré relativement important, à en juger d’après la tension différentielle, l’absence de toute hypertrophie cardiaque plaide en faveur d’un défaut d'étanchéité tardivement apparu, du moins cette insuffisance aortique ne fut-elle créée sur l’appareil valvulaire quadricuspide qu’à la faveur de minimes remaniements inflammatoires commardés par l’anomalie sigmoïdienne elle-même. Il s’agit bien d’une insuffisance aortique méritant le nom de congénitale, mais probablement à révélation relativement tardive ». Ê
Nous retrouvons un phénomène analogue dans celle de nos observations qui relate une insuffisance aortique congénitale associée à un complexe d’Eisenmenger : la transformation hyaline et fibreuse des valvules aortiques, notée dans le cas de Taussig et Semano, était la traduction d’un semblable processus.
Si maintenant nous reprenons les observations relatant une insuffisance aortique associée à une maladie de Roger, nous voyons qué dans plusieurs d’entre elles il existe aussi une processus plus irritatif qu’in-
fectieux (comme l’a dit Brandenburg dans sa thèse) .
qui, atteignant en même temps le pourtour de la perforation septale et les sigmoïdes aortiques, les défor- mait et les rendait très insuffisantes, peut-être par un courant sanguin anormal.
Tous ces faits montrent l'importance du remaniement inflammatoire des sigmoïdes dans la genèse de l'insuffisance aortique congénitale : soit qu'il augmente un reflux sanguin ayant existé dès la naïissance, soit qu’il rende perméable un appareil sigmoïdien malformé mais primitivement suffisant.
Ainsi il semble que ce que l’on observe le plus souvent au niveau de l’orifice aortique, ce sont des dystrophies n’entraînant à la naissance pas ou que peu d'insuffisance. Mais sous l'influence d'un hypertension ou de remaniements inflammatoires parfois conditionnés par une autre malformation, elles donnent naissance à un défaut d'étanchéité aortique.
GT, PRET EPA FA