CHAPITRE V
ETIOLOGIE
Il est devenu banal d'insister sur la fréquence plus grande de l’invagination intestinale dans les pays anglo-saxons. Les Danois en ont rassemblé quelques centaines de cas. Les Suédois et Norvégiens, au dire de Koch et OErum considèrent l'invagination comme une rareté.
En France, l’invagination du nourrisson nous a paru être moins fréquemment observée qu'en Angleterre. En ce qui concerne la seconde enfance, depuis ces dernières années, les observations publiées ne sont pas moins nombreuses chez nous que chez nos anciens alliés.
Cette maladie est plus fréquente chez les garçons : 70 p. 100 des cas de la statistique de Grisel.
La cause immédiate d'une invagination est assez souvent difficile à découvrir. Il semble qu'elle varie pour les invaginations du grêle et du gros intestin. Dans le premier cas, les tumeurs bénignes, les diverticules de Michel, les vers intestinaux, en un mot les corps étrangers jouent un rôle important. Pour le gros intestin, nous croyons à la fréquence de la tuberculose iléo-cæcale, que les lésions portent sur l'intestin ou sur l'appendice vermiforme.
L'influence des maladies hémorragiques, tellés que le purpura de Hénoch, doit être notée. | 3
Nous noterons au cours de notre travail les particularités étiologiques intéressantes. Nous ne voulons pas insister à cette place sur l’étiologie de chaque variété, encoré moins faire une
statistique. Il ne s'agit pas ici d’un travail d'ensemble, mais de l'étude de plusieurs cas dont l’évolution clinique nous a paru digne d’être rapportée.
À titre d'indication, nous citons la statistique des auteurs danois, qui porte sur 397 cas observés au Danemark
de 1880 à 1909.
De 3 à 8 ans : 69 cas.
De 8 à 15 ans : 16 cas, Et pour le sexe :
Jusqu'à 1 an : 159 garçons, 77 filles.
De 1 à 15 ans : 113 garçons, 48 filles.
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