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haut, le seul facteur de chronicité, laissant la tumeur progresser jusqu'à l'anus.
L'absence de température est un signe important.
Obs. I (personnelle). — L'enfant Bill... âgé de 12 ans, entré le 27 février 1920, à l'Hospice général du Hâvre, dans le service du Docteur Dehelly.
Le début de la maladie a eu lieu le 21 février. L'enfant, jusque là bien portant, se trouvait à l'école lorsqu'il fut pris de douleurs abdominales extrêmement violentes et lui arrachant des cris.
Reconduit chez ses parents, il continue à souffrir de coliques paroxystiques el présente des vomissements, simplement alimentaires. Jusqu'à son entrée à l'hôpital, il a eu quatre vomissements, Jaunâtres, bilieux, quin’ont jamais revêtu l'aspect fécaloïde. Chaque jour, l'enfant reçoit un lavement évacuateur, régulièrement suivi d'effet. Les selles -sont normales, sans- présenter de glaires, de mucus ou de suintement sanguin.
L'état général s’est maintenu, assez favorable. La langue n'est pas saburrale, la température est normale. Les urines sont un peu diminuées de quantité. L’appétit est nul : l'enfant ne prend que du café au lait.
Examen el opération du malade le 28 février. Les douleurs apparais-
sent brusquement, et atteignent d'emblée leur maximum d'intensité. : L'enfant les localise à peu près à la région épigastrique. Elles ne présentent aucune irradiation particulière, mais se généralisent rapidement à tout l'abdomen. La douleur s'accompagne d’une contraction de défense, instantanée, totale et d'égale durée. La paroi abdominale est transformée en un plastron rigide, violemment tendu, s'opposant à toute tentative de palpation.
Pendant cet état douloureux, l'enfant crie et s'agite sur son lit, cherchant une position qui puisse le soulager un peu. Le visage est coloré, anxieux. L'enfant ne prête aucune attention à ce qui se passe rx. de lui. Il ne répond pas aux questions qu’on lui pose. {1 n’est occupé que de sa douleur.
Brusquement, la déuleur cesse, le calme revient. Le petit malade cause facilement, et pendant ces instants de calme relatif, de durée égale à celle de la crise douloureuse, on peut aisément palper l'abdomen redevenu souple, sans contraction de défense généralisée ou localisé, qui soppose à l'examen.
On peut alors'sentir, dans l’hypocondre droit, une tumeur du volume du poing. Elle est dure, régulière et mate. Elle est soushépatique, mais distincte du foie. Elle s’abaisse à l'inspiration,