‹ Contribution À L'Étude Des Invaginations Intestinales De La Seconde EnfanceChapitre 20 sur 41 · RAD · texte numérisé non relu

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Le 29 Juin, les deux tumeurs sont à peu près réunies, formant un immense gâteau pâteux, occupant tout le côté gauche du ventre.

Laparotomie, Invagination iléo-cæcale partiellement réductible. Adhérences au niveau de l'angle cæcal. Résection. Anastomose latérale. Drainage.

Suites opératoires normales. Guérison.

Obs. XIV (Observation de Gallois et Séguel. Bulletin médical, 30 Mars 1904).

Pendant les vacances . Pâques 1903, nous vimes ‘ensemble une fillette de 9 ans, qui, depuis l’âge de 4 ans, présentait des troubles gastro-intestinaux, l'ayant amenée à un état de cachexie assez grave.

L'enfant, très émaciée, cachectique, ressemblait, si l'on veut, à une petite phtisique; cependant son aspect faisait penser à de l'inanition plutôt qu'à de l’hecticité. La température était normale, le pouls faible, n'avait pas une accélération notable. Le ventre, sur lequel se porta tout de suite notre attention, était très volumineux, mais ne présentait pas de veines sous-cutanées abdominales distendues. Par la percussion, on constatait un météorisme très accentué, occupant également lout le ventre et présentant partout la même tonalité. Au cours de l’examen, apparurent des symptômes tout à fait caractéristiques. La petite malade commença à se plaindre, à s’agiter. En même temps, le ventre se soulevait par places, en saillies globuleuses, séparées par des dépressions. L’intestin, distendu, apparaissait sous la paroi abdominale amaigrie, au point qu'on aurait pu, sans peine, en dessiner les circonvolutions. Les anses, agitées d'un vif péristaltisme, se déplaçaient continuellement, glissant les unes sur les autres. Il était évident qu'il n'existait aucune adhérence péritonéale entre elles. On entendait des gargouillements intenses et l’on suivait facilement la marche des gaz dans l'intestin, passant par grosses bulles d'une anse contractée dans une autre qui se laissait distendre. Ces contractions, d’une énergie extrême, semblaient être très douloureuses pour la petite malade. Elle se tordait dans son lit en poussant des cris comparables à ceux d'une femme qui accouche. Affolée en quelque sorte par ses souffrances, elle se lournait à droite et à gauche, s’asseyait, se recouchait; à un moment même, elle se mit à quatre pattes. Ce n'est pas ainsi que se présentent d'ordinaire les malades atteintes d’entérite ou de péritonite tuberculeuses.

Peu à peu, cette crise violente se calma progressivement et nous apprimes que des accidents semblablesse produisaient spontanément. Ces crises revenaient par périodes irrégulières, mais fréquentes. Les périodes de crises duraient une, deux ou trois journéeset se reproduisaient tous les quatre ou cinq jours. Au cours d'une période, les crises

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élaient également intermittentes. Chaque douleut durait quelques minutes. Elles étaient séparées par des intervalles variables d’un quart d'heure à une demi-heure environ. Souvent les crises douloureuses se produisaient sans motif appréciable, mais diverses causes occasionnelles, un repas, une contrariété, un changement de position, pouvaient en provoquer le retour. La nature des aliments ingérés ne paraissait avoir aucune Influence sur l'apparition des crisés : le lait n'était pas mieux supporté que le reste. Parfois, au moment des crises, l'enfant avail des vomissements, mais cela était assez rare en ce moment. À une période antérieure, que nous n'avons pu faire préciser exactement, les vomissements auraient été plus fréquents.

Dans l'intervalle des périodes de crises, l'enfant avait assez bon appélit. Pendant les périodes de crises, elle avait même la sensation de faim, mais n'osait manger, de peur de réveiller ses douleurs. Les selles n’élaient pas supprimées, mais elles étaient assez irrégulières. En général, elles consistaient en matières dures ayant souvent la forme de billes. Quelquefois, les matières étaient plus molles et notre inlerrogaloire nous apprit que, parfois, elles avaient une apparence rubannée. Il était très rare que là malade eût des selles liquides ou de la diarrhée. On n'avait constaté ni glaires, nimembranes. À une époque que nous n'avons pu faire préciser, il y aurait eu du sang dans les garde-robes. La malade rendait très rarement des gaz par l'anus. Il se produisait en somme ce fait un peu paradoxal, que les matières solides semblaient traverser l'intestin flus facilement que les matières liquides ou gazeuses. Le toucher rectal ne donnait aucun renseignement. 2

Gallois et Séguel pensent à une invagination chronique, datant de huit mois, et l’opération est décidée.

On trouve les anses grèles énormes, tandis que le gros intestin est rétracté. Résection intestinale. A la coupe, il fut impossible de distinguer les cylindres d'invagination.

Mort le 4e jour.

Obs. XV. — (Observation n° 28 de la thèse de Gernez).

Garçon, 13 ans : À eu à 4 ans de violentes crises de coliques.

Décembre 1885. — Violentes douleurs dans le côté droit.

18 Avril 1886. — Nouvel accès. Le siège des douleurs est au niveau de l’ombilic. Deux tumeurs. Vomissements fréquents. Selles fluides; une seule fois sanglantes.

8 Mai 1886. — Tumeur transversale sus-ombilicale, en boudin,

mobile, lisse. Pas d’ascite. Selles bien moulées. 19 Mai. — On continue les lavages, tumeur plus ferme. Violentes

douleurs.

21 Mai. — Aggravation des vomissements.

22 Mai. — Laparotomje médiane. Anses météorisées.

1° Invagination du côlon ascendant dans le côlon transverse : désinvagination de 15 centimètres. |

2° Invagination iléo-cæcale irréductible. Résection. Sulure axiale. ‘La partie réséquée est courbée et mesure 0 m. 50. Après suppression -des courbures : 1 mètre. Apex formé par la valvule de Bauhin. Mort le-8e jour. Aulopsie : péritonite:

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