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Un enfant de 8 ans souffre de vomissements et de violentes douleurs dans le côté droit du ventre; arrêt des matières et des gaz; fièvre.
La palpation révèle une tumeur assez dure, bien limitée, mate, arrondie, entre l'ombilic et l’épine iliaque antéro-supérieure.
L'incision faite sur le bord du droit donne issue à une petite quantité de liquide trouble. L'appendice est sain, mais on trouve une invagination de la partie terminale de l’iléon dans le côlon ascendant. La résection intestinalé fut nécessaire et montra la présence de trois ascaris enroulés les uns sur les autres et oblitérant la lumière intestinale. Deux autres se trouvaient dans le côlon au delà de l'intestin sphacélé.
Obs. 3. — (Malinowsky. Chirourgia, n° 160, 191U).
Nous résumons brièvement cette observation.
Il s’agit d’un enfant de 7 ans, qui a présenté une invagination 1léocolique, marquée au début par des crises de coliques, des vomissements et l'évacuation d’un amas d'ascarides.
A la période d'état, on trouvait du ballonnement du ventre, une tumeur en boudin occupant la région du côlon transverse et animée de contractions péristaltiques. Les selles étaient aplaties, rubannées “et comme passées à la filière.
Guérison.
Obs. 4. — (Barrow. The Lancet, 1897).
Garçon de 11 ans. Entre à l'hôpital le 24 Février 1897, pour des douleurs abdominales siégeant du côté droit, et accompagnées de vomissements. Ces douleurs reviennent par crises paroxystiques et durent une minute. D'abord hebdomadaires, les crises se sont rapprochées et apparaissaient toutes les vingt minutes, durant trois minutes.
La palpalion permettait de reconnaître une tumeur à droite, grosse comme un œuf de poule, mobile, irrégulière et de consistance molle.
On trouva à l'opération une invagination iléo-colique. La valvule de Bouhin mesurait 13 centimètres de longueur.
Obs. 5. — (Parizeau. Montréal, 1905, in Thèse de Gernez),
Jeune fille de 14 ans présentant des signes d’obstruction CES depuis huit jours.
La constipation cède à l’ entéroclyse, suivie de diarrhée abondante.
L'état s'améliore, les douleurs disparaissent et le ventre cesse qore ballonné.
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Tumeur dans la fosse iliaque droite, de consistance forme, mal définie, indolore.
Diagnostic : appendicite. À l'opération, on trouve une invagination iléo-colique. Résection intestinale. Guérison.
Obs. 6. — (M... B..., 1890, in Thèse de Gernez, n° 110).
Garçon de 13 ans. Début brusque, il y a trois mois et demi, par de violentes douleurs abdominales, siégeant à la partie inférieure de la : région abdominale droite et s’élevant peu à peu dans la région sus- . ombilicale. |
Un vomissement. Plusieurs selles sanglantes. Tumeur en boudin allant de l’hypocondre droit à l'hypocondre gauche. Pendant les paroxysmes, la tumeur durcit et présente des contractions péristaltiques.
L'enfant est opéré après un essai de traitement par les grands lavages intestinaux.
Invagination iléo-colique.
Mort le lendemain.
Obs. 7. — (Rigby, The Lancet, 7 Février 1905).
Garçon âgé de 5 ans. Famille tuberculeuse. Enfant sujet aux crises de colique et de diahrrée. La maladie débuta le 1° Janvrier 1903, par de violentes douleurs de colique. Pas de vomissements, ni de selles sanglanies.
L'’abdomen n’est pas distendu; il n’est pas douloureux à la palpation qui permet de sentir une tumeur mal limitée, dans la région située au-dessus dé l’ombilic, et qui est un peu mobile. Un lavement ramène des selles normales. .
Le lendemain : vomissements, constipation; disparition de la tumeur.
Quelques heures plus tard, la tumeur était à nouveau senlie, un peu sensible à la palpation et présentant des contractions. L'enfant présentait de temps à autre des crises douloureuses qui ne duraient pas plus de quelques secondes.
A l'opération, les derniers centimètres de l'iléon avaient traversé la valvule iléo-cæcale. Réduction simple. Guérison.
Obs. 8. — Codman. The Bosion med and Surg. Journal, 1908, n° 14.
Une petite fille de six ans fut amenée à l'hôpital le soir du 28 Février 1904. Dans la matinée, elle avait eu quelques coliques qui avaient duré toute la journée. Selles dures, mais non sanglantes. Pas de vomissements.
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L'abdomen n'était pas distendu, et dans la région appendiculaire, on pouvait sentir une petite tumeur bien limitée, du volume d’une pelile poire, mobile. Il n’y avait pas de contraction musculaire de
défense malgré une grande sensibilité. c
Je négligeai le toucher rectal et cela me fit faire une erreur de dia- - gnostic. Et, croyant intervenir pour une appendicite aiguë, opération précoce, dans laquelle je supposais devoir trouver l’appendice eurobé dans l'épipléoon et cependant mobile, je fis une incision d'Harrington.
Il se trouva que la tumeur était constituée par la tête d’une invaginaüon dans la région iléo-cæcale. Je me mis à « traire » le cæcum el au même moment l'iléon sortit doucement; une grande quantité d’intestin grêle fut ainsi facilement réduite. Pour éviter une rechute, je laissai deux mèches pour provoquer des adhérences dans la région iléo-cæcule. La convalescence fut normale. |
Dans ce cas, Codman eut tort, sans doute de ne pas pratiquer le toucher rectal. Il ne lui aurait pas donné de résultats positif, puisqu'il s’agissait d'une invagination iléo-colique. Mais précisément un examen négatif lui aurait montré qu'il ne s'agissait pas d’un appendice volumineux et enflammé, qui aurait été perceptible à son doigt comme il l'était dans le cas de Jalaguier.
Si son diagnostic avait été celui d’une invagination iléocolique ; il aurait pu faire une incision médiane ou para-médiane. Et cela aurait permis à sa main de se mouvoir plus facilement, et le boudin attiré au dehors de reconnaitre l'état de l'intestin invaginé, ce qui est une précaution importante.
Nous croyons qu'il était inutile de mettre des mèches dans la plaie, pour provoquer des adhérences, puisque le cæcum n'avait pas quitté sa place normale. Mais ceci se passait en 1903.
Obs. 9. — Sehley. Médical Record, 1+ Avril 1911.
Fillette de six ans.
Attaques soudaines de douleurs abdominales et de vomissements.
Signes d'un épanchement dans la cavité abdominale, défense musculaire du côté droit. |
Tumeur au niveau du cæcum et du côlon ascendant.
On trouve une invagination iléo-colique. Résection de 51 centimètres, d'intestin gangrené Anastomose au boulon de Murphy qui est évacué le septième jour. La guérison fut difficilement obtenue.
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Obs. 10. — (Mordecai Price. Phiedelphia Country Medical Society, 24 Septembre 1902, in Thèse de Gernez.
Garçon de 13 ans.
Dysenterie depuis 5 étés. Au moment de l'examen a eu de la diarrhée depuis 3 mois.
Amaigrissement.
Douleurs terribles. EE.
Pas de diagnostic.
On trouve une grande portion de l’iléon invaginée dans le gros intestin dans presque toute la longueur de ce dernier. Grosse masse dans l'anse sigmoïde au niveau du détroit supérieur. L'iléon est réduit. Il est en si mauvais état qu’on en résèque une grande partie et qu’on abouche le grèle dans le côlon à 5 pouces du cæcum qu'on résèque également. Bouton de Murphy. Guérison rapide et complète.
Obs. 11. — (Cruchet et Desqueyroux. Invagination iléo-cæcale au cours de la fièvre typhoïde chez un enfant de sept ans. Progrès Médical, 6 mars 1909).
Sous ce titre, les auteurs rapportent une observation d’invagination iléo-colique transvalvulaire caractéristique, avec un dessin schématique représentant le cæcumet le côlon bien en place, maiscontenant une portion d'iléon invaginée sur une longneur de 20 centimètres.
Il s’agit d’un jeune garçon de 7 ans, qui entre à l'hôpital le 17 Octobre, dans le service du Professeur Moussous. 11 était malade depuis 15 jours, se plaignant de la tête et du ventre. Un vomissement est apparu deux jours avant son entrée à l’hôpital; en même temps, l'état général s'aggravait.
A l'examen, on note les symptômes suivants : pouls à 116, mou, régulier; bruits du cœur assourdis; abdomen ballonné et douloureux dans la région cæcale; rate percutable; température à 376. Pas de taches rosées. À l’auscultation : quelques râles de congestion aux bases.
On fait le diagnostic de fièvre typhoïde d'’intensilé moyenne, arrivée sur son déclin et compliquée de myocardite.
Le lendemain, apparaissent des vomissements; les sont liquides, jaunâtres, ne contiennent pas de sang.
Le surlendemain, la température s'élève à 39°. En même temps, la figure prend une teinte terreuse, la peau est couverte d’une sueur foie et visqueuse, le nez est pincé, le facies grippé.
Le ventre est uniformément ballonné. La région cæcale est toujours douloureuse à la palpation, et la contracture de défense s'oppose à la
palpation profonde.
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« Devant des symptômes aussi soudains et aussi graves, disent les auteurs, nous revinmes sur le diagnostic de fièvre typhoïde à son dé-
clin, précédemment porté, et nous conclûmes à une perforationtyphi-
que probable ayant évolué pendant trois jours d'une façon sournoise et et se révélant tout à coup par un tragique éclat ».
L'autopsie ayant montré une invagination de l'iléon dans le cæcum et le côlon ascendant, les auteurs reviennent à leur premier dia- -gnostic; fièvre typhoïde qui, deux jours avant l'entrée à l et se serait compliquée d’invagination intestinale.
Sur l'intestin grêle, on découvrit deux Hagues de Peyer, très congestionnées. :
L'invagination est rare au cours de la fièvre typhoïde. Un autre cas a été publié par Smith : il a trait à une malade âgée de 20 ans, et s’est terminé favorablement. |
L'action dépressive de la fièvre typhoïde entrave le péristaltisme intestinal, mais l’action irritative d’une plaque de Peyer, près de la valvule de Bauhin peut inviter l'intestin à profiter de l'amorce physiologique d’invagination, représentée par cette valvule.
Il n’y aura pas douleurs ni de tumeur, à cause de l’asthénie de l'intestin qui ne réagit pas. Il n’y aura pas non plus de selles sanglantes. On conçoit que, dans de telles conditions, le diagnostic était difficile.
L'existence de vomissements alimentaires, la dissociation du pouls et de la température étaient des signes d'alarme, mais leur constatation était insuffisante pour légitimer une laparotomie.
Obs. 12. — (Chevalier et Chambard(Résumée). Bulletin de la Société Anatomique, 1898.
Mén..., garçon de 12 ans, a été pris subitement, il ÿ a sept mois, d'accidents d’étranglement interne : arrêt des matières, vomissements alimentaires et bilieux, et douleur dans l’hypocondre droit. A la palpation, sensation:de tumeur au niveau du côlon ascendant. Au bout de deux Jours, l'enfant eut- quelques selles glaireuses et dysentériformes.
Les douleurs atroces survenaient sous forme de coliques se répé-
tant 20 à 30 fois par jour et ne cessaient que par l'emploi de ‘plus en
plus abusif des injections de morphine.
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La tumeur se déplaçait peu à peu, et vint à être sentie sous le muscle grand droit du côté gauche. Il y a trois mois, la tumeur atteignit l’hypocondre gauche, puisla fosse iliaque gauche et enfin la fosse iliaque droite, près du pubis. Pendant cette migration, l'enfant présenta des vomissements abondants, marc de café, qui cessèrent ainsi que les douleurs, lorsque la tumeur eut atteint le niveau du pubis. Mais à ce moment apparurent de la difficulté de la miction, et des selles dysentériformes. Enfin, la tumeur apparut à l'anus, formant un prolapsus long de vingt-cinq centimètres.
A l’autopsie, on trouva une invagination d’une portion du grêle, qui : avait entraîné le cæcum dans son incroyable voyage.