RIRES
L’'intestin manifeste le plus souvent sa souffrance par une augmentation de son péristaltisme. Des selles diarrhéiques eu abondantes sont signalées dans la plupart des observations. Elles excèdent rarement 4 à 6 par 24 heures.
L'arrêt des gaz est plus fréquent ; toutefois une salve peut suivre la fin d’une crise douloureuse.
L'état général se ressent de ce drame abdominal : le malade refuse le plus souvent toute nourriture, la température reste normale : 37°3 à 37°5, quelquefois 38. Le pouls s’accélère 100 à 120 par minute. .
L'examen du malade doit être fait en dehors de toute crise, l’abdomen présentant alors une contracture intense.
Le ventre n'offre aucun caractère constant ; il est tantôt ballonné, tantôt plat, de souplesse normale ou légèrement contracturé, souvent un peu plus sonore que normalement. Son véritable caractère consisterait plutôt en la présence d’une voussure au niveau de la région ombilicale, dans l’hypocondre droit sous le foie ou bien dans la région épigastrique. Un peu plus douloureuse que le reste de l’abdomen, elle donne une sensation de résistance.
Une recherche patiente, douce, minutieuse doit faire trouver le boudin d’invagination, dont pour Fèvre le lieu d'habitat le plus fréquent est l’épigastre ou la région vésiculaire. Les auteurs anglais et australiens affirment, par une éducation suivie, en reconnaître dans presque tous les cas l’existence.
Transversal à l’origine, il tend à devenir vertical,
retenu qu’il est par la corde mésentérique. Ramon le décrit ainsi : « c’est une masse allongée, en boudin, assez profonde, changeant de forme sous les doigts, assez dure, mais dépressible, pâteuse et non pétrissable comme les masses stercorale ».
Mondor recommande pour sa recherche le palper bi-manuel lombo-abdominal, le toucher rectal et le palper combinés.
On peut parfois trouver la fosse iliaque droite vide.