‹ Contribution à l'étude des Kystes acquis de la conjonctiveChapitre 15 sur 30 · Anatomie · texte numérisé non relu

Anatomie

« Les glandes propres de la conjonctive sont disséminées sur la moitié interne du cul-de-sac, de telle sorte que leur ensemble forme une espèce de courbe ou de fer à cheval à concavité dirigée en dehors. On en compte 35 ou 40 pour la paupière supérieure ; de 6 à 8 seulement pour la paupière inférieure. Elles sont généralement arrondies ou ovalaires et leur diamètre mesure en moyenne de deux à cinq dixièmes de millimètres.

» Au point de vue de leur structure, elles se composent, comme des glandes en grappe, d’un canal central ou canal excréteur, ayant la forme d'un long tube, sur les parois duquel viennent s'ouvrir un nombre plus ou moins considérables d’acini : de là, le nom de glandes acino-tubuleuses qui leur a été donné par Krause. Ces glandes sont situées dans le tissu cellulaire sous conjonctival et occupent, pour la plupart, l'espace compris entre le cul-de-sac de la conjonctive et le bord orbitaire des tarses.

» Un certain nombre d’entre elles, particulièrement bien décrites par Wolfring, descendent même plus bas et viennent se placer sur la face antérieure des tarses où même dans l'épaisseur de leur bord orbitaire. Ces dernières glandes pré ou intra-larsiennes sont, en général, plus pelites que les autres et leur canal excréteur, on le conçoit, doit nécessaire-

PÉGETER

ment, pour se rendre à la conjonclive, traverser le tarse d’arrière en avant.

» Indépendamment des glandes acino-tubuleuses que nous venons de décrire, Henle a encore signalé, dans la portion de la conjonctive comprise entre le bord orbitaire des tarses et le cul-de-sac, des glandes tubuleuses (glandes de Henle), lesquelles viendraient s'ouvrir dans le fond des sillons transversaux que présente cette portion de la muqueuse. Mais si les histologistes sont d'accord pour admeltre les glandes de Krause, il n'en est pas de même au sujet des glandes de Henle. Tandis que certains d’entr'eux, notamment Ciaccio et Reich, les décrivent avec force détails, d’autres, parmi lesquels je citerai Waldeyer, les rejettent complètement en tant qu'organes glandulaires, et les considèrent comme de simples cellules de l’épithélium conjonctival amassées dans les sillons précités. Zaluskowski, adoptant une opinion mixte, décrit à la fois des amas épithéliaux et des glandes tubuleuses. Il admet, en outre, que ces deux formations ayant la même origine, peuvent se substituer l’une à l’autre dans une certaine mesure. Pour lui, ces glandes appartiennent à la classe des glandes muqueuses : elles renferment même dans leur épithélium sécréteur un certain nombre de cellules caliciformes.

» Quant aux glandes utriculaires de Manz que cet auteur a signalées chez les animaux tout près de la circonférence de la cornée et qui ont élé retrouvées chez l’homme par Stromeyer, par Kleinschmidt, par Henle, Ciaccio, elles ne sont encore pour Waldeyer que de simples paquels de cellules épithéliales qui se sont amassées dans l’une des rainures que présente la conjonclive au voisinage du limbe » (1).

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