‹ Contribution à l'étude des Kystes acquis de la conjonctiveChapitre 18 sur 30 · SR RUES · texte numérisé non relu

SR RUES

La membrane d'enveloppe a été trouvée composée de deux couches : une membrane élastique externe et un épithélium stratifié, celui-ci formé en certains endroits par deux ou trois couches cellulaires, par sept, huit et plus en d’autres. Pavimenteuses, cuboïdes dans les couches périphériques, les cellules sont cylindriques dans les couches superficielles. Les noyaux sont fortement colorés, le protoplasme est dense. Les cellules internes sont volumineuses et de forme parfois très allongée : leur noyau est situé excentriquement dans la profondeur. À certaines places, les cellules cylindriques se disposent plus ou moins en éventail, formant par leurs groupes des espèces de papilles, séparées les unes des autres par des fentes profondes de deux ou trois couches cellulaires. Au milieu de ces éléments épithéliaux se rencontrent ça et là des espaces clairs comme des lacunes, de forme arrondie et de grandeur variable : quelques-uns ont un diamètre qui ne dépasse pas le tiers de l’épaisseur de la couche épitnéliale; d'autres occupent cette épaisseur presque tout entière et soulèvent même la paroi interne, qui, réduite à une couche extrêmement ténue, fait fortement hernie dans la cavité centrale. Tantôt ces espaces paraissent tout à fait vides; d'autres fois ils renferment un dépôt finement grenu, quelques coagulums fibrineux, ou bien encore des matières amorphes colorées par la safranine.

La membrane élastique qui forme, pour ainsi dire, la charpente du kvste, présente un aspect homogène; elle est dépourvue de noyaux et ne possède pas de structure apparente. À certains endroits où les préparations ont été tiraillées, elle s'est séparée de la couche épithéliale et parfois seule a résisté à la traction. Ailleurs, elle se replie sur elle-même, à peu près comme la couche élastique externe des parois artérielles. Son contour interne et généralement aussi son contour externe sont bien limités; de distance en distance cependant le dernier se perd au milieu du tissu cellulaire qui y adhère. La délicatesse et la fragilité des tractus, formés par ce tissu, qui se continuent avec le réseau conneclif sous-conjonctival, seules expliquent la mobilité apparente complète dont jouit le kyste.

« Les caractères anatomiques que nous venons de décrire s'écartent assez sensiblement de ceux qui ont été trouvés jusqu'ici dans les

kystes sous-conjonctivaux ».

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