HISTORIQUE
Quoique l'affection ne soit pas d'une banalité extrême, 11 semble cependant que les kystes congénitaux du cou aient élé observés dès l'antiquité par les médecins.
Lannelongue et Achard citent un passage de Celse, où il est parlé de tumeurs enkystées développées entre la peau et la trachée, nommées par les Grecs bronchocèles et contenant une matière semblable à du miel, à de l'eau et parfois même des poils mêlés à de petits os : interdum eliam minutis ossibus pit immixtr.
Dans tout le moyen-âge et même dans les temps modernes jusqu'à l'époque contemporaine, on ne trouve rien dans la littérature médicale qui indique qu'un auteur ait su observer ces kystes du cou.
Vraisemblablement ces auteurs les confondaient avec les tumeurs de la glande thyroïde, confusion qui n'est pas extraordinaire, et nous verrons plus tard combien, dans certains cas, le diagnostic différentiel est encore assez délicat à faire.
Quoi qu'il en soit, ce n'est qu'au XIX° siècle que nous voyons paraître dés observations précises sur ces kystes congénilaux et des études intéressantes sur leur anatomie pathologique et surtout leur pathogénie, qui a été le sujet de nombreuses hypothèses.