‹ Contribution à l'Étude des Kystes de l'IrisChapitre 4 sur 26 · ACTES · texte numérisé non relu

ACTES

vésicule cristallinienne formée de tissu épithélial et constituée au début par une vésicule creuse qui se comble par la multiplication de ses cellules, pour devenir une sphère solide.

À cet endroit, la vésicule oculaire repoussée par l’ectoderme s’infléchit tout entière-et de sphérique, elle devient cupulaire avec une paroi doublée de l’ectoderme : c’est la vésicule optique secondaire. En un mot elle est constituée par la primitive qui s’est invaginée en elle-même et s’est constitué une deuxième paroi.

La paroi interne,qui,en se repliant sur eliemême en doigt de gant,s’est donné deux feuillets, va donner naissance à des organes différents ; l’interne formera la rétine, puis en avant la couche de cellules non pigmentées ; la portion ciliaire de la rétine qui revêt le corps ciliaire, enfin tout à fait en avant la couche postérieure du revêtement pigmentaire de l'iris.

Quand la vésicule oculaire s’est déprimée sous la pression du cristallin, ce dernier remplit compètement la cavité car le corps vitré n'existe pas encore.

Le mésoderme qui enveloppe extérieurement

la vésicule oculaire pénètre par une ouverture

placée à la partie inférieure de celle-ci, par la fente oculaire fœtale. Il s’insinue entre la rétine et le cristallin, sépare ces deux organes l’un de l’autre et forme le corps vitré.

Plus tard la fente oculaire fœtale se ferme et l'œil forme définitivement un vase clos.

La choroïde, la sclérotique et la cornée naïissent du mésoderme dans lequel nage la vésicule optique.

Nous devons insister davantage sur l’embryologie de l’iris. Ces notions sont effet nécessaires pour compréndre la formation des kystes acquis ou congénitaux.

L'iris, disons-nous, se compose de cinq couches qui sont,en allant de la cornée vers le cristallin, une couche épithéliale, une couche élastique (muscles de Demours prolongés) une membrane propre et deux couches pigmentaires (uvée). Les deux premières dérivent du mésoblaste précristallinien, qui forme les quatre couches profondes de la cornée.

La troisième couche (membrane propre ou fondamentale) est formée par une charpente connective qui soutient des fibres musculaires,

des vaisseaux et des nerfs. Elle fait suite aux deux

couches vasculaire et capillaire de la choroïde qui dérivent de l’oculo pie-mère non invaginée.

Les deux couches profondes (uvée) pigmentaires, viennent des deux feuillets proximal et distal de la vésicule optique secondaire ; le feuillet distal se trouve réduit à la membrane limitante, qui, nous venons de le voir est pigmentée.

Elle dérive un peu aussi du mésoblaste correspondant. On retrouve une ébauche de cette couche dans un bourrelet annulaire placé au devant du bourrelet ciliaire au niveau de l’équateur du cristallin et du carrefour anastomotique, entre les deux couches venues de la cornée et des deux couches profondes pro’édant de la vésicule optique secondaire.

L'orifice limité par le bourrelet irien, répond à l’orifice de cette dernière vésicule, et l’orifice pupillaire définitif ne serait autre chose que le reste de cet orifice primordial (Piqué. - Anomalies du développement et maladies congénitales du

globe de l’œil).

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