CREUSE
centre à la tumeur est de plus une preuve bien établie.
Ces cils proviennent des parties voisines : les paupières. Mais il est tout aussi plausible d'admettre qu'il n’est pas absolument nécessaire de la présence d’un cil pour déterminer une production Kystique.
N'y a-t-il pas autour des paupières, de la joue, d’autres productions épidermiques ? Quelques cellules de l’épiderme peuvent très bien être enlevées par le corps vulnérant et être implantées dans la membrane irienne ; ce peut être enfin, un follicule pileux.
En un mot, cil, follicule pileux, cellule épidermique, peuvent proliférer, car leur mort n’est pas la conséquence fatale et nécessaire après leur arrachement. On voit alors très bien comment le Kyste peut se développer.
Le terrain se prête à une telle prolifération, vu le grand nombre de vaisseaux qui parcourt cette membrane.L'humeuraqueuseelle-mêmeaugmente la qualité du milieu.
Ceci a conduit différents auteurs à des expériences.
En 1873, Dooremal introduit dans la chambre
antérieure de l’œil de lapins, du papier, du liège, des poils et du tissu vivant. Seuls, les débris du tissu vivant eurent prise de greffe. Des vaisseaux de néo-formation les envahirentetils firent partie de la vie de l’œil.
L'année suivante, Goldziérer continuant ces mêmes expériences, en arriva à conclure que Îles vaisseaux de l'iris, envoyant des prolongements aux tissus vivants, ces derniers se greffaient parfaitement. Schweninger, après des expériences identiques, ne put arriver à former de véritables kystes.
Hosch ne fut pas plus heureux, maisil constata cependant une greffe du poil sur l'iris.
Mais en implantant des poils adhérant encore à la peau, il eut des résultats.
Enfin, Masse, par ses travaux sur la question, arriva à des conclusions plus définitives.
À trois lapins, il introduisit dans la chambre antérieure des deux yeux, trois ou quatre cils arrachés avec leur bulbe, mais dépourvus de leurs follicules pileux. Huit mois après, deux de ces lapins avaient encore leurs cils et les supportaient admirablement, (le troisième avait perdu les deux
yeux par suite d’une violente inflammation) ; les
cils étaient venus s’accoler au-devant de l'iris, mais sans s’y greffer.
De ces faits, on peut conclure que lorsqu'il se développe une tumeur épithéliale chez un malade ayant des cils dans la chambre antérieure, il est peu probable que ce soit à la greffe seule qu'est dû le développement de ces tumeurs.
Si on introduit de petits lambeaux de peau, comme l’a fait Hosch, lambeaux adhérant au poil, la greffe s'obtient facilement ; les différents éléments quiconstituentla peau peuventproliférer, mais ce sont surtout les éléments épithéliaux qui s’hypertrophient, la grefle cutanée s'unit au tissu deNlurissquiSirritemareenpoint de contact. Et là se forme un tissu demi-mou qui sert à la réunion.
M. Masse a encore obtenu chez des lapins, la greffe de divers éléments épithéliaux, glanduleux et conjonctifs, que des coupes microscopiques pouvaient montrer entièrement unis au stroma de l'iris, et sans qu'il fût nécessaire de blesser préalablement celui-ci.
Enfin, l’auteur explique pour finir la genèse des kystes perlés sans pénétration de téguments
venus de l'extérieur,
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On sait què la face. postérieure de la”cornée, la face antérieure de l'iris et du ceristallin, possédent des cellules épithéliales. Or un choc peut vraisemblablement détacher quelques unes de ces cellules, les implanter dans l'iris, et y déterminer un kyste perlé.
Il ne faudrait pourtant pas croire que ce genre d’étiologie soit aussi fréquent qu'il peut le paraître: au premier. abord. Dans notre tableau, nous mentionnons un certain nombre de cas dont l’origine inconnue pourrait faire penser à une absence complète de traumatisme avec plaie externe.
Non, le malade peut fort bien avoir oublié cénfal. d'âutanteplustquenle fkYStenhenense développe toujours avec une certaine lenteur. On a compté 1 an, 10 ans, et même beaucoup
plus avant lapparition de la tumeur.
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