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ANATOMIE PATHOLOGIQUE

L'aspect macroscopique des kystes de liris se présente sous la forme d’une petite tumeur, arrondie, quelque fois à plusieurs lobes. Un pédicule fin leur sert souvent de point d'attache

D'une façon générale nous verrons La paroi, le contenu, et les rapports de la tumeur avec les organes voisins.

Pour laparoï,onpeut,suivantles cas et suivant l’époque de son développement, trouver des différences notables; quelquefois elleest blanche, translucide et alors les chirurgiens anglais ont donné aux kystes qu’elle limite le nom de kystes a paroi délicates ACiest ce que lon rencontre le plus fréquemment. Dans d’autres cas cette membrane, toujours blanchâtre, devient opaque, dure, d’une apparence fibreuse ; M. White-Cooper

a trouvé une fois une paroi kystique, dont il

Poe

compare la densité et la résistance à celle du cartilage. D’autres fois, la paroi est réellement fibreuse. M. Combessis a constaté la présence d’un plan fibreux, opaque blanchâtre, qui se trouvait immédiatement au dessous de quelques

faisceaux musculaires de l'iris, entraînés audevant de la tumeur.

La composition anatomique de l'enveloppe a été étudiée par M. Bowman, puis par M. Robin; après examen des pièces, ces auteurs ont conelu que les kystes de l’iris n’ont point de membrane propre et que la cavitésSembless'étre lormeents plus souvent par un simple dédoublement du

tissu conjonctif de l'iris.

C’est en effet dans ce tissu qui unit les fibres musculaires de l'iris, que les kystes prennent le plus facilement naissance. Quand :l existe depuis quelque temps, les parois, d’abord diaphanes, peuvent s’encroûter de fines granulations grises, graisseuses ou pigmentaires.

La membrane d’enveloppe est nécessairement doublée en avant et en arrière par les éléments de l'iris qui lui sont contigus : ce sont l’épithélium

de la face antérieure de l'iris, et quelquefois des

faisceaux de fibres radiées ; l'uvée et son épithé-

lium pigmentaire.

Latéralement, les fibres de l'iris sont distendues, et à mesure que le volume du kyste augmente, elles sont chassées de la place qu’elles occupaient, pour venir s’imbriquer les unes sur

les autres.

Quand à la forme que les kystes peuvent affecter, elle est variable : les uns sont lenticulaires, d’autres pyriformes ; enfin, ils peuvent occuper tout ou une partie de la chambre antérieure, et alors ils peuvent être bilobés par une bride médiane diiris Minsérécmdmnenpart arceite membrane et de l’autre à la cornée. M. Richard a observé cette particularité. Quant à l'iris, le plus souvent, la tumeur le repousse en arrière ; le contraire se rencontre aussi.

Le contenu peut être ou liquide ou solide,

selon la nature du kyste.

Pour le contenu liquide, nous n’en avons trouvé aucune analyse chimique. Seuls ses caractères physiques ont été observés.

On a noté sa couleur et sa fluidité. L'aspect

de ce liquide varie d’un cas à l’autre, et les

auteurs pensent que l’ancienneté du kyste pourrait être pour beaucoup dans sa coloration.

Ordinairement, il est complètement incolore, quelquefois légèrement teinté en brun. Il est probablement uniquement composé d'humeur aqueuse.

Le liquide teinté de brun serait-il dù à un exsudat sanguin comme le pense Eversbuch, d’après sa théorie ?

Nous n'avons pu nous assurer de la chose, Eversbuch lui-même ne laisse à ce sujet aucune donnée précise Lu

Pour les kystes perlés le contenuest différent. On trouve un amas de cellules disposées en couches concentriques comme les squames d’un bulbe d’oignon. Ces cellules sont transparentes, sans noyau à l’intérieur, aplaties, ressemblant aux cellules de la couche cornée de l’épiderme.

Entre ces cellules on rencontre souvent de la graisse et de la cholestérine cristallisée.

C’est ici que nous croyons bon de placer l'examen microscopique que nous devons à M. le professeur Augier, où nous trouverons détaillés les rapports de la tumeur avec les parties

avoisinantes.

Avant de commencer l'examen anatomopathologique, nous avons cru bon de prendre un dessin de la tumeur vue de la face antérieure de l’œil, que nous reproduisons ci-des-

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