EN
TA
abondantes, plus ou moins bien organisées. Les parois sont
‘épaisses: en de rares endroits elles peuvent être cependant
d'une minceur extrême (III), A l'intérieur des parois, des plaques calcaires sont quelquefois à noter.
Le contenu est un liquide épais, analogue au toucher à du blanc d'œuf. La quantité en est variable, de 30 litres à un demi-litre. La couleur en est brun chocolat, avec des stries sanguinolentes ou franchement hématiques. Ce liquide est riche en albumine: seul caractère chimique noté.
Au microscope, la paroi nous montre une gangue conjonctive, d'un feutrage dense, à l'intérieur de laquelle circulent des vaisseaux: mélées aux éléments conjonctifs, sont çà et là quelques fibres musculaires.
L'épithélium est formé par une assise de cellules cylindriques faisant de temps à autre des saillies ou des dépressions. Ces cellules parfois se chevauchent et s'imbriquent. Outre cette variété cellulaire, on en rencontre d'autres; le type à cil vibratile, le type muqueux v sont représentés. C’est en somme le polymorphisme ordinaire de l’épithélium des kystes de l'ovaire. ‘
L’affection est unilatérale, le plus souvent. Mais elle peut être également bilatérale: IT et IIT Dans ces cas, une seule des tumeurs s'est considérablement développée et a pris la situation rétropéritonéale; l’autre appartient plutôt à la catégorie des kystes inclus dans le ligament large. Sans avoir une prédilection nette, les kystes siègent plus fréquemment sur l'ovaire gauche que sur l'ovaire droit.
La topographie des kystes de l'ovaire rétropérilonéaux est une question des plus importantes. Mais avant d'étudier les rapports que présentent ces kystes, nous croyons nécessaire de donner une description de la silualion anatomique normale du péritoine qui tapisse la cavité pelvienne et la paroi abdominale postérieure.
En abandonnant la paroi abdominale antérieure, le périlcine se jette sur la vessie, en tapisse la face postérieure et la partie la plus élevée des faces latérales. À droite et à
gauche, il se réfléchit sur les parois latérales de l'excavation pelvienne et les ayant revêtues de bas en haut, passe dans la fosse iliaque interne.
De la vessie, le péritoine se réfléchit sur l'utérus, qu'il rencontre au niveau de Pisthme et formant le cul-de-sac vésico-utérin en tapisse la paroi antérieure, en contourne le fond et s'étale sur la face postérieure. Il la dépasse et revêt ainsi la paroi postérieure du vagin sur une étendue de 15 à 20 millimètres. Il se redresse sur le rectum (eul-de-sac recto-vaginal ou de Douglas). Sur les bords latéraux de l’utérus, les deux feuillets péritonéaux, l’antérieur et le postérieur s’adossent en un repli qui se prolonge jusqu'à la paroi pelvienne. Unis à leur partie supérieure, par un bord tranchant allant de l'utérus à la ligne innominée, ils s'écartent à leur partie inférieure et externe. Ces replis formés à droite et à gauche sont les ligaments larges qui représentent avec l'utérus une cloison divisant le petit bassin en deux compartiments: vésical et rectal.
Chacun des ligaments larges présente à considérer 2 faces et 4 bords. La face antérieure, non uniformément étalée, esl soulevée par le ligament rond auquel elle forme un petit méso: aileron antérieur. La face postérieure plus accidentée est soulevée par le ligament ovarique, l’ovaire, le ligament infundibulo ovarique: aileron postérieur. On peut diviser cel aileron en trois segments:
Un interne, constitué par un mésoséreux pour le ligament ovarique.
Un segment moyen, le mésovaire.
Un segment externe contenant le ligament infundibuloovarique et des vaisseaux. Le péritoine y subit comme au niveau de l'ovaire une interruption suivant l'étendue de la frange de Richard.
Le bord interne ou utérin renferme les vaisseaux et les nerfs utérins, le canal de Gartner et le paroophore.
Le bord externe ou pariétal, situé sur l’aponévrose de l'obturateur interne et du releveur anal. S'y trouve contenu
DR
ot —
le pédicule vasculaire externe ou utéro-salpyngo-ovarien; ce bord est assez adhérent et peu mobile.
Le bord inférieur ou base repose à distance sur le plancher pelvien dont il est séparé par une couche cellulo-musculo-fibreuse (paramètre). A ce niveau les feuillets péritonéaux s’écartent pour se porter en avant et en arrière; mais cette réflexion a lieu sur la paroi vaginale pour le postérieur; sur l’'isthme utérin pour l’antérieur, de telle sorte que la lame postérieure est la plus étendue. C’est par ce bord que pénètrent les vaisseaux utérins, vaginaux, l’uretère. |
Le bord supérieur libre, encore appelé aileron moyen, supérieur ou tubaire, contient la trompe, contournée au niveau de sa région ampullaire. Le pavillon perfore la lame séreuse et l'orifice abdominal se trouve intra-périlo-
néal et très près du bord libre, Plus en dehors, le bord su-
; périeur renferme les éléments cellulo-musculo-vasculaires du ligament suspenseur de l'ovaire.
Ainsi entendu, le ligament large n’occupe pas sa situation véritable. En place, à cause de son adhérence à l'utérus, il obéit dans sa moitié interne aux déplacements de ce dernier uni au pédicule vasculaire supérieur qui est relativement fixe sur la paroi pelvienne et se trouve en arrière d’un plan frontal passant par le fond de la matrice, il devra former une cloison oblique en arrière et en dehors. Enfin, le mésosalpynx trop large pour se loger dans le petit bassin, doit se replier. Ce repliement se fait au niveau de l'extrémité externe de l’ovaire et s’opère d’arrière en avant, en raison de la pression des intestins grêles. En sorte qu'on doit considérer au ligament large deux segments, un interne, horizontal: la face postérieure devient postéro-supérieure, l’antérieure, antéro-inférieure. L'autre externe, vertical: la face postérieure y est devenue interne, la face antérieure, externe.
Reprenons le péritoine au niveau du cul-de-sac recto-va-
ginal. Un peu au-dessous, il forme deux replis semi-lunaires