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rale cette résection. Pour eux, cette pratique s'impose à cause du danger de déchirures intestinales pendant la dé- Cortication et la destruction d’un nombre de vaisseaux suffisant pour compromettre la vitalité de l’anse adhérente. Cependant, M. le professeur Boursier a pu mener à bien la décortication complète de la tumeur, tout en conservant les vaisseaux suffisants à l’anse intestinale. Son avis est « qu'on doit autant que possible, éviter cette résection, qui aggrave considérablement une opération déjà suffisamment grave par elle-même. On la réservera uniquement au cas de destruction complète du méso, qui compromet irrémédiablement la vitalité intestinale, »
Le professeur Boursier décrit ainsi qu’il suit un procédé qu'il a mis en pratique sur sa troisième opérée:
« Il faut se borner à inciser toutes les fois que cela sera possible, seulement le feuillet externe du mésocôlon, le plus éloigné de l'origine des vaisseaux, tout en agissant le plus loin possible de l'intestin. On peut espérer épargner ainsi beaucoup de vaisseaux sanguins et trouver les moyens de reconstituer totalement le méso après l’ablation de la tumeur. »
Marsupialisation. — Sa technique peut se résumer ainsi:
Après laparotomie et ponction du kyste, on incisera franchement la paroi antérieure de ce dernier. Les lèvres repérées et fixées avec des pinces à forcipressures, sont attirées vers la plaie abdominale, Ceci fait, on procédera à un nettoyage minutieux de la poche kystique; Boinet avait proposé de cautériser cette surface intra-kystique; Rheinstädter avait préconisé le curetage avec les doigts ou une curelte mousse. Ce temps opéraloire accompli, on fixe les lèvres de la plaie aux bords cruentés de la paroi. Pour cela, on tire le kyste au dehors le plus possible, de façon que les lèvres kystiques dépassent largement les lèvres de lPincision abdominale. Une couronne de sutures assujettira le tout en prenant toute la paroi abdominale et la poche; une seconde couronne ne prendra que la peau et la poche.
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On résèque ensuite la bandelette circulaire de plusieurs centimètres qui représente les lèvres de l'incision kystique amenées au delà de la plaie abdominale, ce qui réduit d’autant la cavité kystique. Pour aboutir à ce même résultat, le professeur Pozzi conseille encore de ménager deux ou trois grands plis sur les parois de la poche, retenus par quelques sutures. La partie supérieure de l’incision abdominale sera refermée; par la partie inférieure, on drainera le kyste. |
C’est 1à une opération incomplète, un pis aller, un véritable aveu d'impuissance. C’est cependant une opération qui doit rester, quand l’ablalion est totalement impossible par suite de la dissociation des vaisseaux sanguins, de l’étalement complet des mésos, de leur adhérence profonde à la poche. Les délabrements considérables, l’hémorragie redoutable qu'entraine le sacrifice de nombreux vaisseaux peuvent mettre la malade en grave danger (obs. Il).
Résultats. — Sur les 10 cas présentés, 8 fois l'opération a eu des résultats heureux; une fois douteux; une fois, la mort a suivi.
Malgré ces réussites, l’ablation demeure grave, moins à cause de la situation des kystes, qu’à cause des rapports intimes qu'ils affectent avec les portions de l’intestin dont ils ont dédoublé les mésos, et des hémorragies redoutables dues au sacrifice de nombreux vaisseaux.
La marsupialisation n’est qu'une opération palliative, avec laquelle on ne peut guère compter un succès sérieux et
durable.
Serre