Moreslin, loc. cit
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Les kystes dermoïdes sus-hyoïdiens ont généralement une forme arrondie, ellipsoï de, et leur volume varie des dimensions d’un pois à celui d’une grosse orange. Cependant lorsque les malades se décident à venir consulter le chirurgien, la tumeur est habituellement du volume d’une noix ou d’un petit œuf de poule.
Les kystes dermoïdes du plancher de la bouche sont situés sur le plan médian; dans certains cas exceptionnels cependant, ils sont latéraux comme
dans notre observation personnelle.
Les rapports qu’ils affectent avec les différents plans qui constituent le plancher de la bouche, sont très variables; cependant un certain nombre d’auteurs ont tenté en s'appuyant sur ces rapports, d’établir une classification des kystes dermoïdes.
C’est ainsi que d’après Barker il faudrait ranger ceux-ci en :
1° Kystes. unilatéraux situés entre les muscles géniens et mylo-hyoïdien.
2° Kystes médians entre les géniens.
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3° Kystes bilatéraux.
Mais comme le font remarquer MM. Lannelongue et Ménard, la dernière variété ne mérite pas une place distincte, car toutes les fois qu’un kyste du plancher de la bouche atteint un certain développement, il occupe nécessairement les deux côtés.
Strekheisen prend les rapports du kyste avec l’os hyoïde comme base de sa classification et distingue: |
1° Des kystes pré-hyoïdiens plus superfciels que le muscle mylo-hyoïdien ; sous-cutanés par conséquent. |
2° Des kystes supra-hyoïdiens entre les géniohyoïdiens, ou dans leur substance. :
3° Des kystes épi-Pyoïdiens entre les génio-glosses, au-dessus des muscles génio-hyoïdiens.
4° Des kystes intra-hyoïdiens, dans la concavité de l'os hyoïde.
Cette nomenclature est évidemment très défectueuse, car elle fait graviter tous les kystes autour de l’os hyoïde, et ne tient pas compte de ce fait que la plupart des tumeurs dermoïdes proprement dites du plancher de la bouche n’ont pas de rapport direct avec cet os, et que d’autres sont en connexion intime avec le maxillaire.
M. Gérard-Marchant ne tenant compte que des adhérences osseuses, propose de diviser les kystes dermoïdes sus-hyoïdiens en kystes adgéniens adhérents aux apophyses géni, et en kystes adhyoïdiens,
adhérant à l’os hyoïde. Non seulement l’anatomie :
HN > Le | pathologique mais encore la clinique justifieraient cette division, et 1l serait possible par l’examen méthodique du plancher de la bouche, d’en faire le diagnostic avant toute intervention. Malheureusement des cliniciens éminents ont contesté ce dernier point à la Société de Chirurgie; et d'autre part des travaux récents ont démontré que les adhérences squelettiques étaient très inconstantes.
Comme le fait remarquer le professeur Lannelongue, il serait logique de répartir ces kystes en grocpes distincts, Suivant l'ordre de superposition des plans, d’après leur situation dans l’épaisseur du plancher buccal. On réunirait ainsi ensemble tous les kystes sous-cutanés ; tous les kystes placés sous l’aponévrose superficielle ; etc., en faisant une classe spéciale pour chaque plan de tissu, ou chaque loge aponévrotique ; depuis la peau de larégionsus-hyoïdienne, jusqu’à la muqueuse sublinguale ou linguale. Un type du premier groupé par exemple serait le cas observé, par M. Bazy d’un kyste sous-cutané ; un type du dernier groupe au contraire serait celui observé par Hadden d’un kyste soulevant la muqueuse de la langue en arrière des papilles caliciformes.
Mais cette classification ne saurait présenter qu’un intérêt purement théorique. Pratiquement en effet il est le plus souvent impossible de reconnaître le siège primitif du kyste ; car, lorsque les malades se décident à venir consulter, la tumeur a depuis longtemps franchi les limites de la loge qu’elle occupait
Pa) Gus
au début, pour venir faire saillit la bouche ; soit
enfin des deux côtés à la fois : re
« Le mieux est donc de ne pas trop chercher à préciser, et de décrire simplement des kystes médians et des kystes latéraux, quitte à compléter la notion du kyste médian en ajoutant une épithète, quand par bonheur on aura pu constater son rapport avec le maxillaire ou l’os hyoïde » (1).
Extérieurement le kyste est séparé des organes voisins par un tissu cellulaire plus ou moins lâche, sauf toutefois quand il a suppuré, ou quand il a été irrité par différentes manœuvres telles que ponction, injections caustiques. Dans ce cas en effet, le kyste adhère d’une façon intime à tout ce qui l’entoure.
Cependant, même en dehors de toute infection et de toute imitation, on trouve fréquemment une adhérence soit au maxillaire inférieur soit à l’os hyoïde. Le kyste est alors relié à l’un ou à l’autre de ces deux os par un cordon fibreux plus ou moins volumineux et plus ou moins résistant. Ce cordon généralement plein, quelquefois canaliculé comme chez les malades de Nicaise et de Combalat ; va directement s'attacher au squelette dans la grande majorité des cas. Cependant paifois ; il se confond avec un des tendons des muscles géniens, ou encore avec les membranes aponévrotiques qui partent de l'os hyoïde ; et il s'attache ainsi indirectement au sque- . lette.