‹ Contribution À L'Étude Des Kystes Essentiels Des OsChapitre 12 sur 15 · CAD NE · texte numérisé non relu

CAD NE

Curetage du kyste dans lequel on introduit deux greffons osseux massifs prélevés sur le tibia — suture — petit drain de caoutchouc pendant 48 heures.

L'examen anatomopathologique, pratiqué par M. le PT Sabrazès.

Compte rendu : Dans la paroi, on trouve des travées osseuses à moelle fibreuse, à côté de zones où s’est substitué à l'os, un tissu fibreux assez dense, entrecoupé de capillaires assez nombreux.

Dans la cavité, on trouve un épanchement sanguin dans lequel la plupart des globules rouges sont hémolysés, quelques-uns étant encore reconnaissables, Dans ce sang, on voit des lymphocytes, de rares polynucléaires, des macrophages ayant englobé des hématies.

En divers points, un caillot s'organise entrecoupé de fibrocytes, et du collagène se constitue aux dépens de la fibrine. Il est des points où de l’os nouveau se forme (ostéoblastes marginaux) et d’autres dans lesquels de l’os ancien se détruit (ostéoclastes).

Le 29 avril 1937 : Après une radiographie qui montre un résultat opératoire satisfaisant, on fait un appareil plâtré thoraco-antibrachial qui est laissé deux mois en place. Les radiographies (n° 2 et n° 3) et les examens cliniques successifs pratiqués le 29 juin (après l’ablation du plâtre) et le 15 décembre 1937 ont montré que la cavité kystique disparaissait et se comblait par suite de l’apport osseux représenté par les greffons. L’os reprend une forme, puis une structure normales.

Enfin, le résultat fonctionnel est absolument parfait.

21 septembre 1938 : le malade est convoqué et se présente à la consultation. Les résultats se maintiennent excellents depuis décembre 1937.

Observation IV (inédite).

Ostéile kyslique du col du fémur droit. — Evidement. Grefjes osseuses

sans arlhrolomie. Guérison.

Résumé :

1937 : 13 octobre : Accident.

17 novembre : Radiographie (n° 1).

24 novembre : Hospitalisation.

Ale

6 décembre : Intervention : Anesthésie générale. Broche sous contrôle radiographique. Mise en place de deux greffons d’os mort et stérilisés. Appareil plâtré pelvipédieux.

1938 : 127 mars : Ablation du plâtre. Radiographie (n° 2).

Juin : Radiographie (n° 3).

Michel C..., né le 16 septembre 1933.

Le 24 novembre 1937 : Ce jeune enfant, âgé de 4 ans, rentre à l'hôpital. Il y a environ un mois, il serait tombé de bicyclette. Depuis cette date il a boîté progressivement. Il se treîne à terre, marche à quatre pattes, mais ne veut pas se tenir sur sa Jambe droite.

Rien à signaler au point de vue des antécédents héréditaires, l'enfant est né à terme, avec version et forceps, nourri au lait Nestlé jusqu’à l’âge de 7 mois, a marché à 9 mois.

A l’examen : Etat général excellent.

À la hanche droite : point douloureux à la base du triangle de Scarpa correspondant au col fémoral. Pas d’empâtement de la région, n1 de rougeur, pas de ganglions.

Les mouvements : flexion limitée à 1100, plus loin, le bassin se trouve entraîné, extension très limitée à quelques degrés, adduction très limitée. Abduction limitée à 409 dans l'extension et à 459 dans la flexion.

Hanche gauche : normale,

La station debout est pénible, À la marche, boiterie avec plongeon à chaque pas.

La mensuration des membres inférieurs montre un raccourcissement de 1 cm. à droite par le fait de l’adduction.

L'examen de la radiographie (n° 1), montre :

Une décalcification du col du fémur droit avec une image géodique surtout marquée à la partie interne. Peut-être existe-t-il un trait de fissuration transcervical.

Le 29 novembre 1937 : Deux culi-réactions à la luberculine reslent négalives.

Vernes résorcine = 20.

Réaclions de Bordel-Wassermann et de Kahn sont négatives.

Le 1 décembre 1937 : l’état reste stationnaire,

Le 6 décembre 1937 : Intervention (DT Pouyanne). Anesthésie générale : Ether.

19 Sous le contrôle radiographique permettant une facile vérifica tion de face et de profil, on guide une broche dans la direction du col fémoral.

29 L'enfant est transporté sur la table d'opération. A l’aide de la clef de Stuygt forée, on trépane la face externe du trochanter dans la direction indiquée par la broche, On ouvre ainsi facilement une large cavité de la dimension d’une noix, semblant occuper tout le col du fémur comme l’indiquait d’ailleurs la radiographie, Cette cavité très doucement curetée ne semble contenir que du sang et des débris osseux sans caractères pathologiques nets. Il semble, en particulier, n’y avoir là ni pus, ni fongosités. Ce qui confirmerait le diagnostic de kyste osseux.

Prélèvement de débris du curetage.

29 On introduit alors, dans la cavité, deux greffons osseux massifs, bouillis et conservés dans l’alcool.

Fermeture sans drainage.

Appareil plâtré pelvi-pédieux (durée 3 mois).

Une vérification radiographique : montre les deux greffons mis en place dans la cavité kystique.

Suites bonnes, pas de poussée thermique.

Résultat des examens (Institut Pasteur) :

Fragment de tissu broyé et traité par SO'H? à 10% a été ensemencé sur milieu à l’œuf et inoculé à deux cobayes. On n'a pas trouvé de B. K. sur les frottis colorés par le Ziehl.

Examen cytobactériologique du liquide kystique :

Formule leucocytaire : Polynucléaires neutrophiles 44%, lymphocytes 55%, mononucléaires 4%.

Absence de germes (Gram et Ziehl).

Le 12 mars 1938 : Radiographie (n° 2), montre les greffons remplissant la cavité kystique.

L'enfant a été revu en avril 1938 en parfait état clinique, ne souffrant plus et commençant à marcher.

En juin 1938 : Une nouvelle radiographie (n° 3) montre une reconstitution osseuse à peu près parfaite,

Observation V

(Publiée par le Pr H.-L. Rocher et le D' L. Pouyanne à la Société anatomo-clinique de Bordeaux, le 22 novembre 1937. — J. de Médecine de Bordeaux, 1938, p. 310 sq.)

Ostéile fibro-kyslique localisée au col du fémur gauche. Enchevillement du col sans arthirolomie : récidive. Trépanalion suivie de greffe

osseuse : Guérison.

Résumé :

1933 : mars : Début apparent.

8 avril : Radiographie (n° 1).

24 avril : Intervention. Greffon tibial.

6 mai : Exéat.

27 juin : Radiographie (n° ?).

17 août : On autorise la marche progressive.

1934 : Crises douloureuses.

1935 : 17 août : Douleurs. Extension continue. Radiographie (n° 3).

23 août : Intervention : Rachianesthésie. Evidement. Greffons. Appareil plâtré.

28 août : Hématome.

26 novembre : Ablation du piâtre. Radiographie (n° 4).

11 décembre : Moulage pour appareil de cuir.

1936 : 22 octobre : Radiographie (n° 5). Bon état.

1957 : 17 novembre : Radiographie (n° 6). Très bon état.

1938 : 21 septembre : Convocation.

Yves À..., né le 15 avril 1926.

Le 12 avril 1933 : Ce jeune garçon, âgé de 7, ans est conduit à l'hôpital des enfants par son médecin parce qu'il boîte et souffre de la hanche gauche.

On ne relève rien de particulier dans les antécédents personnels. Il est né à terme el a élé nourri au sein jusqu’à 8 mois. La mère est bien portante. Le père Lousse et crache depuis trois ans et présente

des crises d’oppression, on ne trouve cependant pas, chez lui, des ? [l ) )

Le

signes de bacillose en évolution. Une sœur âgée de 7 mois est actuellement bien portante, mais deux autres enfants sont nés à 8 mois et morts en bas-âge.

Il y a un mois environ que l’enfant a commencé à se plaindre de la hanche el du genou gauches. Les douleurs apparaissaient à la fatigue et disparaissaient au repos. Il n’y a pas eu de traumatismes, ni de phénomènes inflammatoires au niveau de la hanche.

L'examen clinique ne montre qu’une claudication assez accentuée et une légère douleur à la pression de l'articulation.

Il n’y a ni amyotrophie, ni modification de la longueur du membre.

La radiographie (n° 1) montre, dans le col du fémur, une géode étendue, depuis le cartilage de conjugaison jusqu’au petit trochanter, et occupant toute l’étendue du col à lPexception de son extrémité supéro-interne. Les travées osseuses normales ont complètement disparu. Au pourtour de cette géode, l’os est un peu condensé, ce qui limite très nettement la région atteinte.

De la périphérie partent des cloisons de refend qui subdivisent le kyste en plusieurs logettes. Il n’existe aucune altération de Particulation de la hanche et des autres parties du squelette visible sur les cliché.

Les examens de laboratoire donnent les résultats suivants :

Réaction de Hecht-Meinicke-Kahn : négalives.

Culi-réaclion : négalive.

Calcémie : 120 mmgr.

On décide de pratiquer un enchevillement du col sans arthrotomie.

Le 24 avril 1933 : Intervention (P' Rocher).

Sous anesthésie au rectanol, après repérage de la direction du col par un poinçon, enfoncé sous le contrôle radioscopique, on fait un forage, suivi d’une greffe de l’arête tibiale dépériostée : Appareil plôtré.

Suites très simples.

Le 27 juin 1933 : Radiographie (n° 2). L'on distingue encore très bien le contour estompé du greffon, placé en avril; l’image du kyste a à peu près disparu. Il semble que la guérison soit obtenue par ce simple moyen.

do

Le 17 août 1933 : On autorise la marche progressive.

Le 17 août 1935 : L'enfant rentre à nouveau à l'hôpital.

Pendant un an l’état a été parfait. Puis est apparu un épisode douloureux avec claudication qui n’a duré que peu de temps. De nouveau, depuis 15 jours environ, l'enfant s’est remis à souffrir très vivement, Il se présente en attitude vicieuse de flexion, adduction, rotation interne : tellement irréductible du fait de la douleur que l’on est obligé de lui administrer une anesthésie générale pour le radiographier (l'extension continue calme d’ailleurs très vite ces douleurs).

La radiographie (n° 3) : Non seulement on ne voit plus trace du greffon placé en 1933, mais encore, l’image géodique au lieu de se limiter strictement à la région du col a largement débordé sur la base du grand trochanter et intéresse même l'extrémité supérieure de la diaphyse fémorale, De plus il existe une décalcification très marquée, Par contre, la tête et le cartilage de conjugaison restent absolument normaux.

Le 20 août 1935 : Réaction de Hechl-Meinicke-Kahn : négatives.

Taux de la cal:émie sur deux dosages : 184 mmgr. 0 /00.

Le 23 août 1935 : Intervention (PT Rocher-D' Pouyanne).

Sous-rachianesthésie, on pratique un évidement suivi de greffes.

Incision de Smith Petersen, effondrement très facile à la curette de la paroi intérieure du col fémoral : évidement de deux cavités, dont les parois, très minces, sont prudemment curetées. Prélèvement à la scie d’un greffon tibial dépériosté qui, coupé en trois morceaux, ne suffit pas à remplir la cavité. On prélève donc un second greffon. Suites troublées par un hématome.

La cicatrisation est. complète le 20 septembre 1935.

L'examen anatomopathologique (PT agrégé de Graïlly).

Sur l’une des préparations on trouve, à côté des travées osseuses, un tissu dense, fibroïde dans lequel se voient à côté de fibroblastes, des cellules volumineuses, plurinucléées du type des ostéoclastes. Des foyers hémorragiques de voisinage donnent lieu à des phénomènes de résorption et de mäcrophagie. (On a l'impression d’une ostéite fibreuse sur les fragments examinés.)

Le 7 septembre 1935 : Calcémie 115 0 /00,.

Le 26 novembre 1935 : l’état est satisfaisant ; les mouvements de la hanche sont normaux.

Radiographie (n° 4) : Montre les greffes remplissant la cavité kystique.

Le 11 décembre 1935 : Moulage pour appareil de cuir, et l'enfant quitte l'hôpital avec autorisation de marcher progressivement,

Calcémie : 112 0 /00.

Le 22 octobre 1936 : L'enfant est ramené en parfait état, il n'existe n1 limitation des mouvements, ni raccourcissement, ni claudication.

L'état général est excellent.

Calcémie : 85 0 /00.

Radiographie (n° 5) : La région a nettement changé d'aspect. S'il persiste, en effet, au niveau du col une zone éclaircie correspondant évidemment à la cavité de l’ancien kyste, cette zone est diffuse, ne présente plus les contours nets et l’allure alvéolaire qu’elle montrait antérieurement. Les ombres plus denses qui la traversent, ne sont plus des cloisons de refend, mais les travées osseuses reconstituées aux dépens des greffons. Enfin, 1l existe, sous le cartilage de conjugaison, une épaisse couche d’os de structure et de trabéculation normale alors, qu’antérieurement, la cavité arrivait au contact même du cartilage.

Enfin cet excellent résultat se confirme en mars, juin et novembre 1937.

Le 17 novembre 1937 : Radiographie {n° €) : La reconstitution cervico-trochantérienne ne fait que s’accentuer. À cette dernière date, l'enfant peut être considéré comme cliniquement guéri. Il existe peut-être un très léger raccourcissemen£ (1 em.) et une minime amyotrophie. La mobilité articulaire e& la marche sont normales.

Le 21 septembre 1938 : le malade est convoqué et vient à la consultation.

L'état du membre est fort satisfaisant et la radiographie montre une image comparable à celle de novembre 1937.

7 novembre 1936.

11 février 1926. 21 septembre 1938.

OBSERVATION N° I. OBSERVATION N° Il.

SERE TL "t

1 oi ICT

29 juin 1937. 1°7 mars 1938.

il, décembre 1937. Juin 193$.

Page 1