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OBSERVATION VI (CHAUFFARD, LEJARS, RONNEAUX et BRODIN, résumé)
Il s’agit d’une malade de 51 ans, sans antécédents hydatiques, chez qui, à la suite d’une grippe, était apparue une douleur hépatique persistante avec amaigrissement rapide.
Frois mois après le début de ces signes, on trouvait un gros foie volumineux, s’accompagnant de fièvre avec 38”, et de polynucléose qui avait suggéré le diagnostic d’abcès du foie.
C’est seulement l'examen radiologique qui devait éveiller l’idée d’un kyste hydatique, en montrant en plein parenchyme du lobe droit, une masse opaque, à contour à peu près ovoide d’un diamètre de 3 cm. et demi environ.
D'autre part, les accidents douloureux et fébriles étant apparus au cours d’une attaque de grippe, il parut légitime d'admettre lexistence d’une réaction infectieuse périkystique, d’une périkystite par infection secondaire d’origine grippale.
On fit, alors, un repérage exact du kyste par les procédés employés pour la localisation des projectiles.
Opérée par Lejars, l’énucléation du kyste fut facile, la calcification ne portant que sur l’hydatide et nullement sur la zone fibreuse périkystique. Autour du kyste, on nota une induration diffuse assez étendue du tissu hépatique du voisinage, sans suppuration: hépatite périkystique.
Cette observation nous montre done le cas du kyste calcifié, momifié, véritablement mort, ayant subi l’involution cicatricielle, et dans la zone périkystique duquel s’est localisée une infection secondaire tardive, « soit par réveil, d’un microbisme latent local, comme la chirurgie de guerre en a montré des exemples autour de projectiles enkystés et longtemps tolérés, soit par apport de microbes, à l’occasion d’un état septicémique intercurrent ».