MIGNON
S..., blessé en mars 1917, opéré d’une plaie contuse du thorax, sans accident pleuro-pulmonaire, par éclat d’obus. On constate aux rayons X la présence d’un petit projectile non extrait bien toléré dans la région hépatique.
Le 10 avril, une radioscopie montre l'existence d’une ombre opaque du volume d’une petite noix, mobile, avec les mouvements respiratoires, se projetant au milieu de l'ombre hépatique du lobe droit à sa partie antérieure, repérée à 43 millimètres de profondeur.
Peu à peu, la douleur attire l’attention du malade qui réclame l'intervention sept mois plus tard.
Opéré en octobre, on découvre un corps étranger en plein tissu hépatique, dur, irrégulièrement arrondi, adhérent au tissu hépatique.
Au lieu de l’éclat d’obus, il s’agit d’un kyste hydatique de la taille d’un œuf de pigeon à la surface extérieure mamelonnée, blanchâtre, d'aspect crayeux, calcifié en cerlains endroits, friable en d’autres, et, à la coupe, creux, tapissé de débris mal définis, sans trace de projectile métallique.
OBSERVATION VIII (DÉTRÉ)
Une femme d’une cinquantaine d’années, sans antécédents lithiasiques, accuse une douleur dans lhypocondr: droit, irradiée à l’épaule. On découvre sous le rebord costal une petite tumeur, prise pour la vésicule,
La radiographie montra, sans préparation, l’existencs d’une ombre qui fut interprétée comme étant un kyste hydatique calcifié. Le diagnostic radiologique se basaiït, en particulier, sur le contour plus foncé de l'ombre qui éveillait l'idée de coque et sur son aspect partiellement mamelonné.
Quinze jours plus tard, l'opération confirmait le diagnostic: coque calcaire assez résistante, adhérant au tissu hépatique par sa partie supérieure. À l’intérieur, membrane déliquescente.