‹ Contribution à l'étude des kystes hydatiques de l'orbiteChapitre 22 sur 28 · VERS · texte numérisé non relu

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grand nombre de kystes hydatiques, procède de la façon suivante : une fois le diagnostic posé, le malade est anesthésié et le champ opératoire est soigneusement nettoyé. Ensuite on retire par ponction à la seringue de Pravaz une petite quantité de liquide dans le double but de confirmer le diagnostic et de bien localiser le siège du kyste. Fixant la conjonctive avec une pince, on l’incise entre deux muscles droits (s’il est possible) sans les sectionner ; on dissè-

que soigneusement les tissus jusqu'au kyste en s’efforçant

de ne pas le perforer. L'aide met en relief le champ opé-

ratoire et l’assèche soigneusement. Une fois le kyste atteint on le fixe avec une pince et on pratique une nouvelle ponction à la seringue en extrayant tout le liquide. Sans abandonner la première pince qui fixe le kyste, on en introduit une seconde et on extrait la membrane germinative par lambeaux si elle ne peut venir autrement. On éponge le peu de liquide qui a pu se répandre dans le champ opératoire et on fait une injection de biiodure à 1 p. 10000 ou de bicyanure de mercure à 1 p. 2000. Enfin, on suture les bords de la conjonctive et on termine l'opération par un simple pansement légèrement compressif (In thèse de Cabaut).

Opération de Krænlein. — Elle s'adresse aux kystes profonds, voisins du nerf optique. « On fait une incision de la peau et des tissus sous-jacents de la région temporale jusqu’à l'os, délimitant un lambeau parabolique dont le sommet passe sur le bord osseux externe de l'orbite ; celuici étant largement mis à nu, on décolle avec la rugine le périoste de l'orbite en allant près du sommet de cette

cavité. Ensuite les lèvres de la plaie étant bien écartées, on

Er pe

passe une scie de Gigli sur un conducteur ou sur une sonde cannelée par la fente sphéno-maxillaire, de la fosse temporale dans l'orbite et l’on scie la base de l’apophyse orbitaire de l'os jugal. Avec une scie à main on pratique alors une rainure à quelques millimètres au-dessous de la suture fronto-molaire : un léger coup de gouge dans ce trait de scie libérera un volet osseux qui reste adhérent aux téguments par sa face postérieure et dont l’écartement de un et demi à deux centimètres augmente d'autant l'accès de l’entonnoir orbitaire.

« On sectionne le muscle droit externe au voisinage de son insertion, en passsant deux fils dans les extrémités sectionnées pour pouvoir les réunir facilement après lablation de la tumeur. Si celle-ci siège hors de l’entonnoir, on évitera cette section. Pour circonscrire la tumeur on s’aide du doigt et de la sonde cannelée. Si la tumeur présente des adhérences avec le nerf optique on le sectionnera en arrière d'abord, puis au ras du globe oculaire. On réunit alors les deux chefs musculaires. Il suffit de remettre ensuite le volet ostéo-musculaire en place et de suturer la plaie. Après quelques jours, la consolidation est faite, l'os continuant à être nourri par sa face postérieure ; la diplopie résultant de la section musculaire disparaît lentement. » (Morax, Précis d'Ophtialmologie, 1913.)

Les inconvénients principaux du Krænlein consistentdans la diminution constante de la mobilité du globe oculaire, notamment de l’abduction et dans une paralysie assez fréquente du releveur de la paupière, d'où ptosis consécutif ; de plus, le Krœnlein fait beaucoup de délabrements et demande une technique relativement compli-

quée.

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