VIII, — LE DIAGNOSTIC DE L’ECHINOCOCCOSE PULMONAIRE
C’est un diagnostic souvent difficile et cela surtout en cas de kyste fermé: beaucoup de kystes ne sont pas diagnostiqués avant la vomique. Il nous faut aussi insister sur l'importance de l'examen radiologique. « C’est surtout un diagnostic radiologique que l’on a à discuter, » (Bezancon et de Jong.) Nous l’étudierons donc particulièrement. Auparavant, nous allons envi-
sager le diagnostic clinique.
Avant la vomique, « en présence d’un malade présentant des signes fonctionnels tels que la toux, et surtout l’hémoptysie avec douleurs à type intercostal, et souvent réaction pleurale légère, on pense tout d’abord à la tuberculose ». Il faut donc étudier avec soin la courbe de poids, prendre fréquemment la température, et surtout rechercher à plusieurs reprises les bacilles de Koch dans les crachats. Mais même si tous ces examens sont négatifs, on ne peut éliminer entièrement
l’hypothèse de tuberculose pulmonaire.
L’anévrisme de la crosse de l’aorte est aussi un diagnostic difficile. On recherche les signes de syphilis: mais si on n’en trouve pas, on ne peut cependant pas rejeter l’idée d’un anévrisme. Si on en trouve, on ne peut non plus rejeter absolument l'hypothèse d’une
échinococcose.
Les abcès du poumon, les pleurésies interlobaires, à leur première période, c’est-à-dire à leur période fermée, peuvent donner des signes semblables à l’échino-