LT
dicales de Bordeaux, 1913), avaient succédé à des ponctions évacuatrices pratiquées par erreur. L’inter- vention ultérieure, dans ce dernier cas, établissait bien l'absence d’épanchements dans la cavité. pleurale restée virtuelle et, par contre, la présence du gaz sous ù pression et de liquide purulent dans la poche kystique elle-même.
Si la terminaison spontanée par grande vomique esi encore possible, l’état général du malade nécessite le plus souvent la pneumotomie.
La rupture pleurale des kystes suppurés et des cavernes para-pleurales constitue un accident relativement rare, auquel nous avons déjà fait allusion dans un chapitre précédent ; les adhérences et l’épaississement de la plèvre y apportent obstacle. Cette rupture donnerait lieu à une pleurésie purulente simple si le kyste ne se trouvait pas encore en communication avec les bronches, ce qui parait bien théorique ; mais, dans la majorité des cas en effet, elle provoque un pyo-pneumothorax qu'il est bien difficile de différencier du pyo-pneumo-kyste autrement qu à l'intervention.
Il est assez difficile d'établir le degré de gravité de ces diverses formes d'infection de Îa caverne hydatique et de leurs complications, de même la proportion de morts et de guérisons, lorsque l’affection est abandonnée à son évolution naturelle.
Si nous nous sommes attachés plus particulièrement au cours de ce travail à décrire en détail les modes d'infection et de suppuration des kystes pulmonaires, nous n'en ayons pas moins fait remar-
FAR SRE
quer que la Oe spontanée peus survenir | à SR = toutes les périodes de leur évolution. * ge Te
rl mort reconnait comme causes habituelles ess * 492 82 pnenmome, la broncho pneum monie, la gangrène put: NES monaire, Je pyo-pneumothorax, plus rarement la E | = tuberculose pulmonaire et la phtisie hydatique. Cette ES. = phtisie hydatique dont parle Dieulafoy évolue len. # tement en plusieurs mois, parfoisen quelques années. re . | De grandes vomiques purulentes, qui surviennent de temps à autres, peuvent apporter une rémission dans l'état du malade et parfois même, semble-t-il, provoquer la guérison. Au bout de cinq ans, après deux grandes vomiques purulentes espacées de trois ans, une hémoptysie très grave, le malade de notre deuxième observation présente à l'heure actuelle un état général satisfaisant. L'’altération fonctionnelle du poumon, conséquence inévitable d'aussi vastes cicatrices, provoque évidemment une gêne respiratoire appréciable.
Lepicard d'ailleurs, sous rene on de M. Dévé, a cherché à établir de façon précise et sans aucun préjugé la valeur curative de la vomique pulmonaire ; il est arrivé ainsi à des constatations fort intéressantes. Des statistiques considérées comme classiques jusqu'à ce jour, il a retenu toutes «les observatiors « Où il y avait eu vomique ou es spon- « tanée de produits hydatiques ».
Il revise donc les statisques de D. Thomas, Héarn, Madelung, Becker, Cranwell-Vegas et arrive à conclure avec M. Dévé que «loin de présenter l'effrayante gravité dont parlent Picquaud, Tuffer,
GE PRES . Guimbellot, Souligoux, et Schwartz, loin de donner comme ces auteurs le laissent entendre, de 50 à 60°/, de mortalité, la vomique hydatique pulmonaire abandonnée à son évolution naturelle est suivie de guérison dans plus de 80 °/, des cas ».
Il rapporte d'autre part les statistiques intégrales d’un certain nombre de médecins landais, que M. Dévé avait recueillies au cours d'un voyage d'étude, soit 20 observations, auxquelles. viennent s'ajouter 10 observations personnelles. Sur ces 30 cas, où la vomique hydatique pulmonaire avait été constatée, la guérison est survenue régulièrement.
Il s’agit là évidemment d’une « heureuse série », comme le fait remarquer l’auteur lui même. « Ces « chiffres n’en sont pas moins intéressants à opposer «à la haute mortalité classiquement attribuée à la « vomique hydatique pulmonaire. »